J’ai Gagné le Concours SEOmantique !

Comment écrire un mail de prospection en rédaction web ?

Gagner quelque chose à un jeu, moi ? Ça ne m’arrive jamais, à part si l’on compte la fois où j’ai remporté un jambon à la tombola de l’école et 2 € les rares fois où j’ai joué aux jeux de grattage.

Alors gagner une formation complète de perfectionnement en rédaction web… Autant vous dire que je ne m’y attendais pas !

Cela dit, contrairement à la tombola et aux tickets à gratter, le hasard n’avait pas sa place.

SEOmantique, c’est quoi ?

Comment j'ai gagné la formation SEOmantique ?
Bon, c’est pas le tout, mais maintenant il va falloir bosser !

SEOmantique, c’est d’abord une agence éditoriale collaborative, employant des freelances rigoureux et compétents.

Créée en 2012, l’agence est une pointure dans le domaine avec la réputation d’un travail de qualité offert par David Gos et ses rédacteurs sélectionnés sur le volet.

Mais SEOmantique, c’est aussi un organisme de formation pour les rédacteurs débutants et professionnels. Et les formations proposées sont plutôt balèzes si on en croit les témoignages

Professionnalisme, rigueur, apprentissage par l’erreur et suivi personnalisé, il ne m’en faut pas moins pour avoir une envie folle de gagner la formation en jeu !

C’était quoi ce concours SEOmantique ?

Le concours était adressé aux professionnels de la rédaction web, exerçant déjà comme activité principale ce métier. C’est tout moi !

Pour participer, il « suffisait » de rédiger un email de prospection à l’attention d’un client désigné par David Gos. Les participants avaient trois semaines pour envoyer leur lettre de prospection.

L’email était ensuite évalué par David et 4 autres professionnels du web : Thomas Cubel, Grégory Coste, David Durand Pichard et Mathieu Blanco. Si la forme et le fond comptait bien évidemment, c’était surtout la possibilité d’une réponse positive à l’email qui était importante.

Nous avons été 25 rédacteurs professionnels à participer au concours. 💻

On gagnait quoi ?

Les lots à gagner étaient très intéressants et motivants. Le candidat désigné premier gagnait la formation « Perfectionnement en Rédaction Web SEO et Marketing » de 4 mois  d’une valeur de 1680 €.

Quatre personnes ont remporté la possibilité de se faire rembourser la TVA dans le cas d’une prise en charge de 4 mois ou 50 % sur la formation. Trois personnes ont gagné 2 séances de coaching avec David Gos et cinq personnes ont reçu deux livres (qu’on a tous envie de lire) : C’est ça le marketing de Seth Godin et Comment se faire des amis à l’ère du numérique de Dale Carnegie.

Et comme David est généreux, il a également offert 25 % de réduction à tous les participants, valable sur toutes les formations et les séances de coaching.

Mon client et mon email de prospection

David nous avait prévenu : les sites qui nous serviront pour l’exercice de prospection sont, comment dire, un peu spéciaux : une boutique en ligne vendant des bunkers en kit, des masques de catch, des nains de jardin ou encore des poupées sexuelles. 😱

Pour ma part, je suis tombée sur un site s’appelant Touche de Clavier.

Comme son nom l’indique fort bien, on y trouve des touches de clavier pour remplacer celles qui ne fonctionnent plus sur notre ordinateur. Un site e-commerce assez vieillot dans le design, même s’il a l’air de plutôt bien tourner.

Voilà, voilà…

Je fais quoi moi avec ça ?

Je vais d’abord faire un tour plus approfondi du site. Ok, ils vendent des touches de clavier. Il n’y a pas de partie blog. Ils ont vaguement tenté de faire du storytelling sur la page « à propos » mais rien de bien folichon…

Surtout, je laisse mon cerveau se poser quelques jours.

Rien que pour vous, voici le texte qui m’a fait gagné le concours :

Ma participation au concours SEOmantique.

Les prémisses du texte ont été rédigés à une heure bien tardive, au retour d’une soirée d’anniversaire, comme une révélation (oui, carrément).

Mes meilleures idées créatives apparaissent très souvent durant ma phase d’endormissement, comme par magie. Bon, en réalité, cela n’a rien de magique, on parle plutôt d’hypnagogie, mais là n’est pas le propos.

Je voulais axer ma demande sur un problème de touche cassée et rédiger tout mon mail sans utiliser la lettre de ma touche manquante. Et cette idée m’a valu la première place ! 🤗

A l’annonce des résultats du concours SEOmantique, j’ai eu du mal à comprendre que j’avais bel et bien gagné la formation. Il m’a fallu la nuit pour pouvoir redescendre de mon petit nuage et passer un coup de fil à David.

Pourquoi j’ai gagné le concours SEOmantique ?

Tous les participants ont eu la chance de recevoir un retour écrit de chaque membre du jury. Les commentaires pointaient les qualités et les défauts de chaque mail de prospection. C’était aussi tout l’enjeu de ce concours : l’amélioration par la prise de conscience de ses erreurs.

J’ai vraiment envie de garder une trace de ces écrits, surtout en cas de baisse de moral ou de doute de mes capacités. Ces avis, c’est un peu un shoot pur de confiance en moi.

Pourquoi j'ai gagné le concours SEOmantique ?
Heureusement que ces commentaires étaient par écrit sinon je n’aurais pas su où me mettre !

Et si vous êtes intéressé, David Gos et les autres membres du jury donnent leurs conseils détaillés dans trois vidéos pour rédiger un mail de prospection qui déchire.

Allez, maintenant au boulot ! J’ai une formation à valider 😉

(J’en suis au chapitre 7 sur 9, j’avance, j’avance. Alors n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de mes services de rédactrice web ! ^^)

L’Ecriture Automatique pour Développer sa Créativité

A quoi sert l'écriture automatique ?

Je pratique régulièrement l’écriture automatique pour libérer mon esprit et développer ma créativité. Mais savez-vous ce que c’est et avez-vous déjà tenté l’expérience ?

Origine et définition de l’écriture automatique

D'où vient l'écriture automatique ?
Choisissez d’abord votre support : carnet, ordinateur, feuilles volantes…

Bien sûr, en écrivant cet article, j’avais envie de pouvoir vous donner une définition admise communément.

Quelle ne fût pas ma surprise en commençant mes recherches sur Google, quand je suis tombée principalement sur des articles ésotériques et spirites

L’écriture automatique, dans sa définition généraliste consiste à écrire sans faire appel à sa conscience ni à sa volonté, en gros sans réfléchir outre mesure.

C’est effectivement une technique qui est utilisée pour communiquer avec les esprits. Etant de nature plutôt terre à terre, laissez-moi en douter, mais pourquoi pas !

En tout cas, ce n’est pas de cette manière que je conçois l’écriture automatique et que je vais vous en parler.

Pour moi, c’est en effet une méthode d’écriture qui consiste à écrire sans réfléchir, tout ce qui vous passe par la tête et sans faire attention à la syntaxe ou aux fautes d’orthographe. Gardez cela pour vos articles destinés à être publiés.

L’écriture automatique a été utilisée notamment par les surréalistes en littérature pour s’affranchir des conventions et des modes de pensée établis à l’époque (fin XIXe siècle- début XXe).

J’aime bien cette manière de voir les choses.

Alors bien sûr, je ne crache pas sur l’orthographe et la syntaxe, bien au contraire. Je suis très à cheval sur la correction orthographique et les fautes me font hérisser le poil. 😫Surtout « si j’aurais », « au jour d’aujourd’hui » ou « ils croivent » pour n’en citer que quelques-unes.

Encore heureux pour une rédactrice web !

En revanche, l’écriture automatique permet de laisser aller ses pensées, un peu comme une méditation.

Pourquoi s’initier à l’écriture automatique ?

J’utilise l’écriture automatique pour deux raisons : libérer mon esprit et développer ma créativité. Et vous pouvez le faire aussi !

Libérer son esprit

Personnellement, j’utilise l’écriture automatique dès que je ressens le besoin de vider mon sac. 👜C’est une manière de sortir mes pensées de ma tête (souvent négatives à ce moment-là), un peu comme lorsque je fais une liste des choses que j’ai à faire pour libérer mon esprit de cette charge mentale.

Pour l’écriture automatique, cela fonctionne plutôt comme une décharge de charge émotionnelle. Vous vous êtes fait larguer ? Votre petit dernier est insupportable ? Votre boss vous en fait voir des vertes et des pas mûres ? Plutôt que de pleurer, passer vos nerfs sur quelqu’un ou ruminer dans votre coin, essayez donc d’écrire.

J’écrivais très régulièrement en étant adolescente (la période compliquée par excellence), surtout sur un blog (ne cherchez pas il n’existe plus 😂) et je trouvais dommage d’avoir arrêté.

Ecrivez sans penser à rien. Laissez les mots couler sur le papier ou sur votre clavier. N’essayez pas d’écrire quelque chose avec du sens, ce n’est pas grave si c’est brouillon.

Je peux vous dire que ce que j’écris n’a parfois ni queue ni tête, je passe d’un sujet à un autre parfois dans la même phrase. Il peut m’arriver de raconter un rêve totalement improbable puis de me plaindre de quelqu’un ou encore de m’apitoyer sur mon sort et de me flageller.

Mais souvent, l’écriture automatique m’aide à prendre conscience d’un problème et me le sort de la tête pour être plus efficace le reste de la journée ou pouvoir réfléchir dessus le reste de la semaine.

Voici un extrait de ce que je peux écrire :

« Ce matin, je me suis réveillée avec un sale sentiment. J’ai fait des rêves un peu bizarres, je ne me souviens pas de quoi il s’agissait (à part qu’il y avait un karting à la fin qu’on pouvait louer dans les rues de Bordeaux, comme les trottinettes ^^) mais c’est surtout une impression qui est restée. L’impression que je cachais ma personnalité aux personnes avec qui j’étais pour me conformer à ce qu’ils attendaient de moi. Je me pliais à leurs envies sans exprimer les miennes en me disant que c’est comme ça qu’ils m’aimeraient. Sauf que pas du tout.

Et j’en ai assez de faire ça. Je le fais de moins en moins, aussi parce que je sais de mieux en mieux m’entourer mais je sais que ça m’arrive encore de le faire. Et je me déteste de faire ça. D’abord parce que ça me demande des efforts, ensuite parce que ça me rend malheureuse et enfin parce que ce n’est pas moi. »

Pourquoi se mettre à écrire automatiquement ?
Ne jugez pas vos écrits ! Il s’agit davantage d’une forme de libération émotionnelle que d’une performance stylistique.

Réveiller sa créativité

Pendant une certaine période, de mai à décembre 2018, j’ai réussi à écrire en écriture automatique assez régulièrement.

Je m’étais donné comme objectif d’écrire tous les jours mais j’ai beaucoup de mal à me tenir à un même rituel du style « miracle morning ». Ce n’est pas faute d’avoir essayé…

Mon objectif était de me réveiller vers 7h30 pour commencer le travail à 9h. Entre 7h30 et 9h, je faisais des étirements et 10 minutes d’écriture automatique avant de petit-déjeuner (moment très important pour moi) puis de me préparer.

Sur le papier, ça avait l’air simple. En réalité, j’avais du mal à m’y tenir…

  • Mai : j’ai écrit tous les jours du 10 au 31,
  • Juin : j’ai écrit quasiment tous les jours du 1er au 15,
  • Juillet : je n’ai écrit qu’entre le 10 et le 12,
  • Août : je n’ai pas du tout écrit (ou alors peut-être sur mon téléphone), j’étais en voyage au Kirghizistan,
  • Septembre : j’ai écrit 12 fois entre le 11 et le 28,
  • Octobre : j’ai écrit 8 jours entre le 1er et le 17,
  • Novembre : j’ai écrit 8 jours entre le 15 et le 29,
  • Décembre : j’ai écrit 5 fois entre le 3 et le 6.

Alors les gens qui assènent leurs bons conseils de développement personnel en expliquant qu’il faut un mois pour établir une bonne habitude et la garder, je ne suis pas hyper convaincue…

Cependant, pendant cette période, ma créativité était souvent meilleure. Je me servais de ces moments pour commencer à écrire des billets de blog (pour mon blog voyage) et même des nouvelles.

J’arrivais davantage à varier mon vocabulaire et à avoir de nouvelles idées même pour mon travail de rédactrice web.

Comment commencer l’écriture automatique ?

Même si vous n’êtes pas habitué à écrire, on s’en fout ! L’écriture automatique, c’est un peu comme un journal intime. Personne n’ira lire ce que vous écrivez et pas besoin d’être Baudelaire pour avoir le droit d’écrire.

Un peu comme la danse, l’écriture a un effet libérateur et peut même permettre de prendre confiance en soi et pourquoi pas de régler des problèmes intérieurs.

Le meilleur moment pour moi est le matin ou le soir. Mais ce ne sera peut-être pas le cas pour vous. A vous d’essayer à différents moments de la journée pour définir votre meilleur moment d’écriture automatique.

Contrairement à ce que beaucoup préconisent, je ne suis pas sûre qu’il faille se forcer à écrire tous les jours, surtout si cela ne fait pas partie de votre métier. Pour moi, ça a plutôt bien marché mais j’ai eu beaucoup de mal à m’y tenir sur une longue période. Et j’essaie encore régulièrement.

Néanmoins, écrire quand on se sent triste, dépassé par les événements ou bouleversé est une bonne chose et un bon moyen de commencer l’écriture automatique.

Dans tous les cas, pas besoin d’écrire pendant une heure : mettez-vous un chronomètre et écrivez pendant 10 à 15 minutes. C’est déjà beaucoup, surtout au début et vous aurez peut-être des parties où sera marqué « je ne sais pas quoi écrire » ou « c’est long 10 minutes quand on ne sait pas quoi dire ». Ce n’est pas grave, l’essentiel est de ne pas s’arrêter d’écrire pendant le temps imparti.

Persévérez, ça viendra petit à petit plus naturellement, un peu comme la méditation.

Si l’inspiration vous manque, définissez un sujet sur lequel écrire. En voici quelques exemples :

  • Si vous deviez mourir dans 1 mois, qu’aimeriez-vous faire ?
  • Qu’allez-vous faire dans les 5 prochaines années ?
  • Quel est votre principale défaut pour vous ?
  • Etes-vous satisfait de votre vie ? Que voulez-vous changer ?
  • Quelle est votre plus grande peur ? Pourquoi ?
  • Etes-vous matérialiste ? Où dépensez-vous la majeure partie de votre salaire ?
  • Quel est votre objectif de vie ?
  • Quelle est votre plus grande fierté ? La chose que vous avez accompli qui vous rend le (la) plus fier (fière) ?
  • Etes-vous satisfait de votre travail ? Pourquoi ?
  • Quelle est la dernière fois où vous vous êtes tu alors que vous auriez dû parler ?
  • Quelle est la tâche que vous repoussez inlassablement et pourquoi ?
  • Aviez-vous des rêves auxquels vous avez renoncé et pourquoi ?
  • Si vous deviez donné un conseil à vos enfants, lequel serait-il ?
  • Comment vous décririez-vous à quelqu’un qui ne vous connaît pas ?
  • Qu’avez-vous fait dans les 6 derniers mois qui vous rend fier ?
  • Avez-vous aidé quelqu’un récemment ?

Allez, je vous laisse ! J’essaie de m’y remettre régulièrement de mon côté et je vous en reparle 😉

PS : Un tumblr pour vous inspirer, celui de Sophie Riche que j’aime beaucoup suivre sur YouTube. Elle écrit 15 minutes par jour sur ce site. Gardez tout de même à l’esprit qu’écrire est son métier et ne comparez pas vos textes aux siens. L’écriture automatique est avant tout personnelle !

Et si je vous parlais de mes débuts de freelance ?

Mes débuts de freelance, c'était autour du monde.

Vous vous lancez en tant que freelance et vous vous posez beaucoup de questions ? C’est bien normal, on est tous passé par là. Et si je vous parlais de mes débuts de freelance

Ça se passe en dessous 👇

Mes débuts de freelance

Que faut-il faire quand on devient indépendant ?
Une allégorie des débuts d’un freelance 😂

A mes débuts, je ne me suis pas pris la tête. C’était l’époque d’une autre grande décision dans ma vie : celle du tour du monde et de son organisation. 

Je venais de terminer quatre mois en tant que chef de projet dans une agence événementielle. Expérience peu enrichissante pour moi et qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques pour mon mental et ma confiance en moi si j’avais poursuivi dans cette voie. 😅

Nous étions en mai 2016 et le départ était prévu pour janvier 2017. 

Mon amour du travail bien fait et mon besoin d’implication ont fait que je n’avais pas envie de chercher un emploi en CDD ou en CDI alors que je savais pertinemment que j’avais une date butoir à laquelle je devrais dire bye-bye ! 

Ainsi, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter d’être freelance ? 

Je ne risquais rien : mon statut était déjà ouvert par une courte mission et j’avais droit au chômage donc aucun risque financier. 🤑

Je me suis lancée sans trop savoir quel titre me donner, quelle spécialité choisir alors que j’avais des expériences diverses en tant que chargée de communication et chef de projet événementiel. 

J’ai multiplié les mises à jour de profil LinkedIn, je me suis inscrite sur toutes les plateformes de freelance possibles et j’ai décroché une première mission un mois après m’être lancée. 

Se chercher pour mieux choisir sa spécialisation

Ma première mission était très intéressante tant sur le point de vue des tâches à aborder que sur la relation client en elle-même. 

J’ai beaucoup appris et notamment trois points clés

  • Mes tarifs doivent être clairement définis, 
  • Il est nécessaire de mettre de la distance dans sa relation client et de savoir se poser en tant que prestataire et non membre de l’équipe / entreprise, 
  • La spécialisation est obligatoire. 

Cette première mission s’est déroulée de manière informelle et je suis très heureuse de la tournure qu’elle a pris car cela m’a permis de me forger en tant qu’indépendante et d’établir des règles à suivre dans cette nouvelle aventure professionnelle. 

Par exemple, pour WeJob, j’ai réalisé un site wordpress et un logo alors même que je ne maîtrisais pas encore la logique de wordpress et que je n’étais absolument pas graphiste. 🖌

👆 (Moi essayant de faire un logo)

J’ai beaucoup appris en terme de technique sur WordPress, ce qui me sert quotidiennement aujourd’hui. Et j’ai aussi compris que le graphisme ne m’intéressait pas et que d’autres personnes le font très bien sans que je m’y essaie ! 

Cependant, le logo de WeJob, c’est toujours celui que j’ai fait 💪 

En revanche, le fait de réfléchir au scénario d’une vidéo et de la réaliser de A à Z m’a conforté dans l’idée que j’aimais scénariser, imaginer, filmer et monter

Quand la spécialisation s’impose à toi

Comment se sont passés mes débuts de freelance ?
Ecrire : une passion depuis toujours.

Peu de temps après, j’ai été contacté via mon profil Malt (Hopwork à l’époque) par Simon, directeur SEO chez Superprof. 

Et ma spécialisation s’est imposée à moi : je serai rédactrice web

Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? J’aime écrire depuis que je suis toute petite. Je le fais sans peine et je pense être plutôt douée. Je suis adepte du travail bien fait et je mets tout mon coeur dans la réalisation d’une mission. Alliée à ma formation et à mes expériences dans la communication, ma spécialisation prend tout son sens. 

Je n’y avais pas pensé parce que je ne connaissais même pas l’existence de ce métier, de plus en plus vogue. 

J’ai appris aux côtés de Superprof les compétences essentielles au métier de rédacteur web, notamment en termes de référencement. J’ai acquis de l’expérience et pris de plus en plus confiance en mes capacités. 💪 

Aujourd’hui, notre collaboration se poursuit et me permet d’avoir une certaine stabilité chaque mois. 

Être freelance = se poser beaucoup de questions

Pendant mon tour du monde, les missions régulières avec Superprof m’ont permis d’être sereine et même de revenir avec de l’argent de côté. 

A mon retour, la question de continuer en freelance s’est rapidement posée. 

Même si je ne me voyais pas du tout reprendre un poste traditionnel, j’avais peur de m’ennuyer et surtout de ne pas réussir à vivre correctement de mon salaire de freelance

Je me suis laissée jusqu’à la fin de l’année 2018 pour avoir un salaire de départ de 2000 € par mois. C’est ce que je m’étais fixée afin de pouvoir vivre décemment sans renoncer à mes loisirs et en pouvant anticiper l’avenir. 

La patience n’est pas ma qualité première et les émotions liées à mon retour ont fait que j’ai passé une période compliquée. Je suis déjà d’un naturel à me poser beaucoup de questions tout le temps alors imaginez-moi en freelance

Le réseau met du temps à se mettre en place et il faut souvent attendre. Surtout que je suis rentrée juste avant l’été, période creuse pour (presque) tout le monde. 

Et aujourd’hui ?

Je suis freelance depuis mai 2016, soit 3 ans à l’heure où je vous écris ces lignes et devinez quoi ? J’aime toujours autant ça. 

Mon impatience est toujours bien présente et je ne sais pas encore de quoi demain sera fait mais en me fixant des objectifs réguliers atteignables, je parviens à m’en sortir parfaitement tout en étant libre ! 🕊

Libre de voyager, lire, danser quand j’en ai envie, parce que je m’organise comme je le souhaite. 

Libre de faire un métier que j’aime, qui me satisfait, libère ma créativité et me fait me remettre en question très régulièrement. 

Mais surtout libre de vivre tout simplement comme je l’entends et de m’épanouir à travers à la fois le travail et mes loisirs. 

Alors si vos débuts sont difficiles et si exercer votre passion en freelance est vraiment ce que vous souhaitez, accrochez-vous ! Je ne vous dis pas que les peurs disparaissent du jour au lendemain. Je ne vous promets pas que vous n’aurez pas des hauts et des bas parfois dans la même journée (true story). Mais je vous jure que vous vous sentirez à votre place, vivant et libre de vos choix. 

De l’Importance de Bien s’Entourer en Tant qu’Indépendant

Comment bien s'entourer en tant que freelance ?

Être indépendant, c’est (souvent) travailler seul. Mais bien s’entourer est pourtant essentiel pour mener une vie de free saine et épanouie.

La solitude en tant qu’indépendant

Se lancer en indépendant signifie bien souvent bosser de chez soi, sans avoir de collègues et en étant parfois en horaires décalés avec ses amis et/ou son conjoint.

Pas de contrainte horaire, pas de lieu obligatoire pour travailler, la liberté en somme !

Mais cette liberté veut aussi dire être seul.

Aucun problème pour moi, je me passe sans aucun souci des discussions de comptoir près de la machine à café où on apprend que Mireille a changé son papier peint dans les toilettes et où vos collègues suspectent Michel de fricoter avec Hélène de la compta…

Les bruits de couloir, les rumeurs et les discussions sur la pluie et le beau temps m’ont toujours paru d’un ennui mortel. Et je ne sais pas vous, mais je mesurais toujours mes paroles de peur que ce que je pourrais dire puisse être mal interprété. L’angoisse !

J’exagère un peu et cela n’a pas toujours été le cas pour moi (et ça ne l’est peut-être pas du tout pour vous). J’ai pu tomber sur des collègues qui sont devenus de vraies amies (et oui, au féminin). 

Quelles sont les valeurs d'Alexia Peytoureau ?
Entourez-vous de personnes bienveillantes et fiables.

Une solitude relative : apprendre à bien s’entourer

En réalité, il faut réapprendre à se construire son entourage professionnel. Les indépendants ont sans doute autant d’interactions sociales professionnelles que les salariés. 

La seule différence, c’est qu’on peut choisir ces interactions

C’est valable aussi bien pour les « collègues » freelances que vous côtoyez que pour les clients que vous choisissez. 

Côté client, au début on accepte toutes les missions qu’on nous donne, sans négocier le tarif et en étant parfois exploité. Mais au fur et à mesure, on apprend de ses erreurs, on négocie et on apprend aussi à dire non parfois ou à faire machine arrière avec des clients qui ne partagent pas nos valeurs. 

Pareil pour les autres indépendants avec lesquels vous pouvez parfois collaborer sur une mission. Sachez vous entourer. 

Je suis pour l’entraide entre indépendants, la bienveillance et j’ai beaucoup de mal avec l’esprit de compétition et le fait d’écraser les autres pour réussir. Comme dans n’importe quel milieu professionnel, on rencontre forcément des gens qui agissent de cette manière. 

Dans ces cas-là, je fuis. Rapidement. 

Être indépendant est déjà assez compliqué sans avoir en plus à composer avec des personnes souhaitant vous tirer dans les pattes. 

Depuis que je suis revenue sur Bordeaux après mon tour du monde, rencontrer d’autres freelances fait partie de mes buts dans la vie (rien que ça). Et jusque là, je n’ai pas été déçue. Partenariat, collaboration ou simplement discussion, j’y trouve mon compte. 

Car même si j’aime être seule, j’ai parfois besoin d’être entourée par des gens évoluant dans le même domaine que moi. Beaucoup de personnes de mon entourage ont en effet du mal à saisir ce que je fais de ma vie 😂

(source : GIPHY)

Mes valeurs déterminent mon entourage professionnel

Je suis d’une nature exigeante, j’ai la passion du travail bien fait et j’ai du mal avec l’à peu près. Ce qui me bloque parfois sur certains aspects de ma vie pro et perso mais c’est une autre histoire 😁

J’ai besoin de connaître l’objectif du travail que je fournis pour proposer le meilleur. Je suis rédactrice web parce que j’aime m’enrichir culturellement et transmettre mon savoir

Quand je collabore avec d’autres indépendants, j’aime que l’ambiance soit détendue et que le travail soit effectué dans la bonne humeur et l’amusement. 

Le bon moment pour rire : chaque fois que l’on peut. Linda Ellerbee

Enfin, je suis profondément honnête et j’ai beaucoup de mal à faire semblant. Faire copain-copain avec une personne parce que j’y trouve un intérêt n’a jamais été mon genre. Je suis polie mais je ne recherche pas le contact des gens que je n’apprécie pas.  

Mon entourage professionnel se construit peu à peu autour de ces valeurs de professionnalisme, d’exigence, d’honnêteté et de franche rigolade. Parce que le rire est un facteur indispensable à mon épanouissement. 

J’ai quelques loupés côté client et collaborations mais je pense réussir petit à petit à attirer les bonnes personnes à moi. En tout cas, j’y crois ! 

Pour bien s’entourer en étant freelance, n’hésitez pas à rejoindre des groupes sur Facebook (les gens sont vraiment cool et parfois y’a des apéros ^^). Mes préférés : 

Les anglicismes : à adopter ou à bannir une bonne fois pour toutes ?

L’autre jour, je me baladais dans les méandres du web (bon ok, je chillais aisément sur les réseaux sociaux) et je suis tombée là dessus : 

Y a-t-il une overdose d'anglicismes dans la langue française ?
Oh my god ! Mais ça fait sens !

Quoi ??  Booster, c’est un mot que j’utilise assez facilement !

Ça fait tilt dans mon cerveau : c’est vrai qu’on utilise à tire-larigot des expressions directement issues de l’anglais ou rendues anglo-saxonnes (comme parking qui n’existe absolument pas en anglais). 

C’est quoi un anglicisme ?

Le Larousse nous dit qu’un anglicisme est « un mot ou une tournure de la langue anglais introduit dans une autre langue » mais aussi « un solécisme (emploi syntaxique fautif pour la culture : on en apprend tous les jours !) consistant à calquer en français une tournure syntaxique propre à l’anglais. »

Quand j’étais au collège, je me souviens m’être demandé pourquoi mon prof de français s’évertuait à dire « courriel » et non pas « email ». Je me disais « on s’en fout ! C’est pas un mot qui va changer le cours des choses ! ». 

Et regardez aujourd’hui… 

On checke ses emails avant de partir en conf call et de rappeler son client asap. On taggue sa meilleure amie sur une photo Facebook en attendant un maximum de likes. Ah mais non Facebook, c’est so 2018 ! En 2019, on est tous sur Instagram. T’es trop has-been en fait…

Can you speak français, please ?

Pourquoi utilise-t-on systématiquement des termes anglais dès qu’il faut parler d’éléments techniques d’un métier ? Dans la communication, je pense que nous sommes assez calés : deuxième langue franglais ou même globish

L’anglais ferait-il plus classe, plus technique, plus compliqué ? 

Est-ce une envie de se retrouver entre pairs et d’être sûr de parler la même langue et d’avoir la même expertise

« On se fait un brainsto (oui autant raccourcir même les mots anglais) sur les templates de la newsletter ? » ou encore  « Il faut se challenger pour faire ressortir notre storytelling à travers des photos instagrammables ! »

Je n’ai pas de réponses aux questions que je pose, ce sont simplement des réflexions. Car une fois que le mot français a été remplacé par un mot issu de l’anglais, que devient le mot français ? 

Je me laisse moi-même prendre régulièrement au jeu des anglicismes, parfois sans même en avoir conscience. 

« J’suis trop bilingue, c’est pour ça ! »

Pourtant, pas besoin de connaître les mots techniques en anglais pour avoir une expertise certaine, vous ne pensez pas ? 

Moi quand on me dit « ça fait sens ! » :

Et si les mots anglais désignaient des termes inexplicables en français ? 

Oula, mais qu’est-ce qu’elle raconte ? La langue de Molière est la plus riche du monde, ok ? On a plusieurs mots pour désigner la même chose avec quelques nuances, alors comme un mot anglais pourrait être mieux ? 

Alors, là, je m’adresse aux férus du marketing et du SEO. (Les autres, passez au paragraphe suivant si cela ne vous intéresse pas !) 

Comment traduisez-vous l’inbound marketing ? C’est un procédé qui permet d’attirer le client, d’accord. Mais comment traduire les quatre étapes qui font passer votre lecteur (suspect) à un prospect puis à un client puis à un ambassadeur ? 

Evidemment, il s’agit de jargon technique que tout le monde n’utilise pas tous les jours. Mais ce jargon technique existe pour une raison : il est souvent intraduisible en français. 

Connaissez-vous le terme français pour des anglicismes courants ?

Cependant, on utilise tellement d’anglicismes au quotidien qu’on ne s’en rend même pas compte !

Je vous laisse quelques traductions sur des anglicismes courants pour apporter de l’eau à votre moulin : 

  • Faire sens est une traduction pauvre de to make sense et n’existe pas en français. Il vaut mieux dire « ça a du sens », 
  • Un feedback : un retour, un commentaire, 
  • Low cost : à faible coût, 
  • Crush : béguin (c’est tellement mignon béguin !), 
  • Crypté : codé en français, 
  • Être focus : être concentré, 
  • Self-service : libre service, 
  • Stalker : harceler, 
  • Touchy : délicat, épineux. 

Et il y en a tellement d’autres ! Sur le site de l’Académie Française, 17 pages sont consacrées aux néologismes et aux anglicismes si vous voulez en trouver d’autres pour étaler votre science à un apéro entre amis 😉 

Notre langue française est pourtant extrêmement riche en vocabulaire et synonymes pour ne pas avoir à employer des anglicismes à tout bout de champ. Et sans être québécoise et sans refuser l’évolution de notre langue, ça me rend un peu triste de voir que notre richesse linguistique pourrait disparaître au profit d’anglicismes plus « attrayants à l’oreille ».

Alors les anglicismes, pour moi, sont à utiliser avec modération. Je suis en cure de désanglicisation intense (j’ai pas dit que j’arrêtais d’inventer des mots ^^). 

Je ne suis plus freelance mais indépendante et même si je fais du storytelling, j’ai surtout l’art de raconter des histoires

A votre avis combien d’anglicismes dans cet article ? 

Que vous soyez un fan d’anglicismes ou un amoureux invétéré de la langue française, je m’adapte ! N’hésitez pas à me contacter pour vos besoins en rédaction web 😉 

Je quitte tout pour devenir écrivain !

Comment vivre de sa passion ?

Non, je plaisante, c’était pour vous faire cliquer ! 

Enfin, presque… 

Je ne quitte pas tout pour devenir écrivain. Je continue mon métier de rédactrice web que j’aime beaucoup et qui m’aide à vivre de ma passion pour l’écriture

En fait, je voulais surtout vous parler de mon envie d’écrire des nouvelles

Quand j’étais plus jeune (en réalité aussi loin que je me souvienne), je me suis toujours inventé des histoires. 

Je pense que c’est une aptitude que chaque enfant possède et je trouve dommage que certains la perdent avec le temps (peut-être par manque d’encouragement, mais c’est un autre sujet !). 

J’ai écrit quelques histoires, dès l’âge de 10 ans me semble-t-il. Des récits fantastiques pour la plupart, c’était la période Harry Potter, ceci explique cela. 

Après ça, je me souviens que j’écrivais surtout des textes en lien avec ce que je ressentais que je publiais parfois sur mon Skyblog. 🤟L’adolescence, tout ça, tout ça quoi ! 

Pourtant, il y a un texte que j’ai beaucoup aimé écrire et qui avait bien plu à ma professeure de français en seconde (elle l’avait lu devant toute la classe…). Mais impossible de remettre la main dessus…

C’était une écriture d’invention dont la base partait du tableau Nighthawks (Les Oiseaux de Nuit) de Edward Hopper. Il fallait raconter une histoire en lien avec le tableau. 

Comment écrire de la fiction ?
Célèbre tableau qui m’a beaucoup inspiré !

J’avais eu pas mal d’inspiration et je regrette aujourd’hui de ne pas retrouver ce foutu texte, qui a certainement fini dans une poubelle chez mes parents. 

Ce dont je me souviens bien aussi, c’est d’avoir été fière de ce texte et de l’avoir fait lire à ma mère et mon beau-père. J’avais été assez déçue de leur réaction : « tu étais obligée de faire fumer ton personnage ? » avec un air suspicieux… 

J’avais 17 ans, je ne fumais pas le moins du monde et je n’ai jamais fumé de ma vie mais là n’est pas le propos. 

J’ai eu l’impression qu’ils dénigraient mon texte, juste à cause de cela. Alors même que la cigarette servait à mes yeux à donner du rythme, ils auraient voulu que je le remplace par un verre d’alcool (ce qui à mon humble avis, m’aurait valu la même remarque 😉). 

Je ne sais pas dans quelle mesure leur réaction a influencé mon écriture mais ce que je sais, c’est que je ne leur ai plus jamais fait lire mes textes. 😂Chat échaudé craint l’eau froide !

Mon moi d’aujourd’hui a essayé de puiser dans ses souvenirs et son ressenti en se confrontant de nouveau au tableau.

Et j’ai réécrit cette nouvelle. Avec ma sensibilité d’adulte. 

Bref, si je vous raconte tant ma vie, c’est parce que j’ai décidé de me remettre à l’écriture de fiction et ça tombe bien parce qu’il y a un concours de nouvelles aux Editions Passiflore sur le thème de l’eau

Une nouvelle de 3000 mots maximum commençant obligatoirement par : « Elle était plantée au milieu de la chaussée, les pieds nus dans une flaque d’eau. Suspendue. Paralysée. Le cerveau gelé comme ses orteils qui avaient rougi et gonflé. Elle ne pouvait plus bouger. Où avait-elle bien pu perdre ses chaussures? »

Non pas que j’aime spécialement le format concours mais j’aimerais bien avoir un retour sur ce que j’écris en fiction (même si je ne suis pas sûre que retour il y est).

Est-ce que ça vaut le coup de poursuivre dans cette voie ou est-ce que je ferai mieux de devenir ramasseuse de coquillages professionnelle ? 

Le concours est présidé par Marie-Laure Hubert Nasser et les textes doivent être envoyés avant le 1er mai pour des résultats en novembre. 

Il ne me reste plus qu’à trouver un titre et le courage d’envoyer mon texte ! 😥

Pourquoi J’ai Refusé un Emploi Stable !

Travail freelance contre CDI !

Depuis l’été 2016, je me suis lancée en tant que freelance avec plus ou moins de succès. Mais j’ai dû faire face à une proposition qui a légèrement ébranlé mes positions. 

La proposition du poste de mes rêves… de 2014 !

Fin 2018, j’ai reçu une proposition de poste de chargée de communication en CDD de 6 mois transformable en CDI pour une grande entreprise. 

Le genre de proposition qu’on ne peut pas refuser, enfin ! 

Un poste tranquille dans une boîte sérieuse, avec un salaire fixe, de jolies primes, des congés payés et une responsable sympa. Le rêve en somme. 

Pas si sûr pour moi… 

Et si je reprenais un poste salarié ? 

En réalité, je ne me suis jamais vraiment posée la question de reprendre un poste salarié, même depuis mon retour de tour du monde

Cette question s’est plutôt imposée à moi. Littéralement. Cette proposition, je m’y attendais sans m’y attendre. 

Et là, mon cerveau s’est mis en surchauffe. 🤯

  • Je devrais accepter la proposition, comment je vais faire quand je vais vouloir acheter une maison / faire un enfant / si je me casse une jambe ? 
  • J’aimais bien travailler dans cette boîte, je n’aurais plus à me poser la question de trouver de nouveaux clients, j’aurais des primes et je saurais combien je touche à la fin du mois, 
  • Ça ferait plaisir à ma mère (non je rigole, ce n’est pas du tout une réponse valable !). 

Mais une fois que la raison a parlé, j’ai laissé ma passion s’exprimer. 

Non pas cette passion-là ! (source : Giphy)

J’adore être freelance ! 

En réalité, je savais depuis le début que je n’accepterai pas ce poste. A la seconde où la proposition m’a été faite. 😱

  • Je n’ai ressenti aucune excitation à entendre la nouvelle alors même que ce poste était mon idéal  à la fin de mes études,  
  • Le salaire était moins intéressant que ce que j’avais actuellement et sans perspective d’évolution avant un long moment,  
  • Je travaillerais obligatoirement toute la semaine de 9h à 18h et j’aurais uniquement 5 semaines de congé par an.

Et le pire pour moi : j’y voyais une extinction certaine de ma créativité, de mes envies de changement et un encroutement total dans une routine mortuaire. 💀

Ouais, carrément ! 

Source : Giphy

Tous les jours, je fais quelque chose que j’aime : j’écris. Si on avait dit au moi de 14 ans que je serai payée pour écrire, elle n’y aurait sûrement pas cru. Vivre de ma passion et m’épanouir chaque jour dans mon métier est bien plus important pour moi que la recherche de sécurité et de stabilité

En plus, c’était au moment où mon activité commençait à devenir ce que je voulais qu’elle soit : je me développais, le bouche à oreille commençait à fonctionner, mon salaire était correct et je savais que je pourrais obtenir bien plus en restant à mon compte. 

Et je ne regrette absolument pas mon choix.

Je continue sur ma lancée. L’apprentissage fait partie de mon quotidien, l’appréhension aussi mais c’est de cette manière que j’avance, que je prends confiance en moi et que je deviens meilleure professionnellement mais aussi personnellement. 

J’ai besoin d’explorer pleinement ce que je peux faire. 

Et si je ressens l’envie d’être salariée de nouveau, j’y réfléchirai le moment venu et je me créerai l’opportunité nécessaire. 

Et toi, as-tu eu envie de redevenir salarié à un moment de ta vie de freelance ? 

 

La Technique du Storytelling Devrait Etre une Priorité pour les Marques

Le storytelling pour les marques.

Vous êtes conscient qu’il faut créer du contenu pour vendre vos produits et fidéliser vos clients afin qu’ils ne puissent plus se passer de vous.

La technique du storytelling, vous en avez vaguement entendu parler mais finalement vous ne savez pas vraiment ce que c’est. 

Raconter des histoires pour vendre un savon/du café/du coaching sportif ? 

Les histoires sont faites pour les enfants ! 

Ah oui ? En êtes-vous sûr ?

La technique du storytelling de Shéhérazade

Je vais vous raconter une histoire pour commencer cet article. Cette histoire, c’est celle de Shéhérazade. 

Peut-être la connaissez-vous. 

La légende se déroule en Perse, où le roi Shahryar est trompé par sa femme pendant son absence. 

Il l’apprend et décide de l’exécuter pour adultère. Mieux vaut être fidèle à cette époque ! 

Et comme il ne prend pas beaucoup de recul sur la situation, il pense que toutes les femmes sont de sales traîtresses qui le tromperont à la première occasion. 

Alors il a une super idée : épouser une vierge chaque jour et l’exécuter au matin de la nuit de noces pour éviter d’être de nouveau trahi. 

Un plan infaillible ! 

La Technique du Storytelling Devrait Etre une Priorité pour les Marques.
L’art de raconter des histoires a sauvé Shéhérazade et des dizaines d’autres femmes d’une mort certaine.

Mais vous allez me dire, où est Shéhérazade dans l’histoire ? 

Patience, elle arrive. 

Trouvant le roi odieux (allez savoir pourquoi), elle décide de se porter volontaire pour faire cesser le massacre de toutes les jeunes femmes du pays. Avec sa soeur cadette, elles mettent en place un stratagème. 

Le soir de son mariage avec le roi, elle commence à lui raconter une histoire palpitante, mais ne la termine pas. 

Son époux désire tellement savoir la suite qu’il l’épargne au matin. 

Et chaque nuit, Shéhérazade finit l’histoire de la veille et en commence une nouvelle, toujours plus passionnante que la précédente. 

Combien de temps a-t-elle réussi à rester en vie à votre avis ? 

Au bout de mille et une nuits, le roi décide de garder Shéhérazade comme épouse. 

L’histoire ne dit pas si elle est restée de bon coeur en revanche…

Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir ? 

Cette histoire de plus de 1 500 ans montre une chose essentielle : pour se différencier (et rester en vie en l’occurrence), il faut sans cesse se renouveler et proposer de nouvelles histoires à ses clients

Car je ne vais pas vous mentir : ce que vous vendez est déjà présent sur internet, ce que vous voulez dire a déjà été écrit.

Alors pour vous différencier, il va falloir rendre votre texte unique en utilisant la technique du storytelling. 

Le storytelling a cinq avantages

  • Il rend un article ou une marque mémorable. Si vous lisez un texte avec des mots neutres comme « plage » ou « mer », vous vous en souviendrez moins que si vous lisez des mots comme « reflux », « grève » ou « embruns ». 
  • Il facilite la vente : je vous ai déjà parlé de plusieurs marques qui utilisent le storytelling à merveille, mais c’était avant que la nouvelle pub Gillette ne sorte. Cette marque a réussi à changer son storytelling de base qui s’appuyait sur le slogan “the best a man can get”,  (“le meilleur qu’un homme puisse obtenir”, mais aussi “le meilleur qu’un homme puisse être”). La marque s’est adaptée aux nouveaux codes de la masculinité pour proposer une nouvelle approche « the best men can be” (« ce que les meilleurs hommes peuvent être »). Je ne vais pas m’étendre davantage sur cette publicité mais je vous invite à la regarder et à lire l’excellent billet de Fiona Shmidt sur le sujet. 
  • Il donne envie de lire un article : il n’y a pas que les enfants qui aiment les histoires. On est tout égaux tout au long de notre vie devant un bon scénario. Il n’y a qu’à voir le succès des séries comme Game of Thrones, Breaking Bad ou Stranger Things. 
  • Il permet aux marques de créer une relation profonde avec ses clients. La technique du storytelling était utilisée bien avant qu’on en fasse un outil marketing pour nouer des liens avec nos semblables !
  • Le storytelling est un excellent moyen d’apprendre. C’est en se racontant des histoires que les peuples se transmettent leurs savoirs de génération en génération.  Selon Tenfold, 65 à 70% des informations transmises par un storytelling sont conservées par le cerveau contre 5 à 10% pour une présentation à base d’informations brutes et de statistiques en grand nombre. Notre cerveau n’est pas fait pour retenir des chiffres mais il réagit à nos sensations et nos émotions. 

Utilisez le storytelling dès aujourd’hui !

What is your story ?
Quel est votre histoire ? Oui, la vôtre !

On peut utiliser le storytelling dans tous les aspects de sa vie. 

Par exemple, l’autre jour, j’étais sur le groupe Wanted Community de Bordeaux et un utilisateur a posté une annonce pour vendre un meuble. Je vous la transcris sans les fautes d’orthographe : 

« Si vous cherchez à vous payer un morceau d’histoire, ce meuble est fait pour vous. Pouvant être installé à l’horizontale ou à la verticale, il a été fabriqué à partir d’un chêne millénaire planté dans le parc du château du roi de Suède. Malheureusement victime d’un incendie déclenché par les gilets jaunes suédois protestant contre l’obligation de porter des slips à la piscine (la honte), il a résisté ! C’est en tout cas ce que m’a dit le vendeur chez IKEA… » 

Le post était accompagné d’une photo d’un meuble on ne peut plus banal de la marque suédoise. 

L’objectif de base de l’annonce est de vendre un meuble. Mais l’internaute a réussi à captiver l’attention en ajoutant une touche de storytelling et une bonne dose d’humour.

Résultat : plus de commentaires et de vues sur son annonce que sur une annonce classique d’un meuble de la même trempe. 

« Car rien n’a de valeur, pour l’homme en tant qu’homme, qu’il ne peut faire avec passion. » Max Weber

Nouer une relation client durable prend du temps et le storytelling peut vous aider à montrer votre unicité et à être transparent avec vos clients afin qu’ils vous accordent leur confiance et vous recommandent.  

Ecrivez avec passion. Il n’y a que ça qui compte !

Storytelling : Les Règles d’Or d’une Histoire Fascinante

Le storytelling d’entreprise, c’est l’art de raconter une histoire afin de créer une relation privilégiée avec ses clients et de les fidéliser.

Notre cerveau est incapable émotionnellement de faire la différence entre une légende et une histoire vraie. Cela lui permet de s’adapter.

Et c’est pour cette raison que vous vous attachez aux personnages de Friends comme s’ils étaient vos amis, que vous laissez couler une petite larme à la mort de Mufasa ou que vous vous réjouissez d’une farce faite à Drago Malefoy.

Savoir écrire une bonne histoire avec de l’émotion peut servir dans votre communication pour écrire une newsletter, un article de blog, une page de vente, une publicité et même une page produit.

Mais encore faut-il savoir raconter une histoire

Les règles d’or d’une bonne histoire

  • De l’action, vous incorporerez : rayez le verbe « faire » de votre vocabulaire et utilisez des verbes d’action,
  • De façon naturelle, vous vous exprimerez : pas besoin d’utiliser des mots que personne ne comprend, ce sera même contre-productif et vos clients auront l’impression d’être pris de haut,
  • En trois temps, vous rédigerez : toute bonne histoire commence par un état initial, se poursuit avec un conflit ou un rebondissement et se termine par la résolution du problème. Relisez plutôt Boucle d’Or ou Le Petit Chaperon Rouge ^^
  • Le héros de l’histoire, votre client sera : peu importe ce que vous vendez, votre client doit être au centre de votre communication et donc le héros de votre histoire,
  • Du rythme et des pauses, vous donnerez : un texte, c’est une musique. Il doit y avoir des moments à la cadence effrénée et des instants plus calmes mais aussi des silences pour le suspense, la surprise, le recueillement ou encore le rire. En bref, aérez votre texte et imagez-le !
  • De vos expériences, vous vous servirez : la vraie vie ne ressemble pas au générique de La Petite Maison dans la Prairie. Vos lecteurs ne veulent pas avoir l’impression que tout est beau et que rien n’est difficile dans votre vie. Ils veulent du sang, de la sueur et des larmes ! Servez-vous de vos expériences pour créer un lien avec eux,
  • Votre avis, vous donnerez : on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un fait. Alors n’ayez pas peur d’affirmer vos pensées. Vous apparaîtrez comme quelqu’un de confiant et devinez quoi ? Vous inspirerez la confiance.

Finalement, écrire une histoire, ce n’est pas compliqué.

Elle doit être simple, familière (dans le sens où elle trouve un écho chez votre client) et émotionnelle. Les gens adorent les rebondissements, les drames, le suspens !

L'histoire de Nemo remasterisée !
N’oubliez pas d’ajouter une touche d’humour ! (source : Six in the City)

Chaque histoire est une promesse

Cela peut être aussi simple que le célèbre « il était une fois ».

Prenez par exemple le livre de Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Québert ou Le Livre des Baltimore. Dans ces deux romans, le héros est Marcus Goldman.

Dicker écrit à la première personne et se transforme en narrateur à travers son personnage. C’est comme s’il vous disait : « Viens, je vais te raconter une histoire. Ça ne m’est pas arrivé, c’est l’histoire de quelqu’un d’autre mais ça va te plaire. »

Une bonne promesse, c’est comme un caillou qu’on tire vers l’arrière dans un lance-pierre et qui vous propulse en avant et à travers l’histoire jusqu’à la fin. Andrew Stanton

Dicker est souvent critiqué pour le manque de qualité de ses écrits mais comment expliquer que ses livres aient autant de succès ?

Parce qu’il a compris que le livre est « un rapport aux gens ».

Tout comme une bonne histoire.

Je pourrais vous donner un autre exemple. Celui d’un de mes films favoris : Forrest Gump.

Du début à la fin du film, le personnage emblématique de Tom Hanks nous raconte son histoire et sa vision de l’histoire américaine.

Il nous implique dans sa narration comme toutes les personnes qui s’assoient sur le banc à ses côtés.

Si vous avez suivi la série Mr Robot (j’attends la saison 4 avec impatience), il se passe exactement la même chose avec le personnage principal. Elliott s’adresse directement à nous à travers l’écran et le spectateur se sent acteur de la vie du personnage.

Ne donnez pas toutes les informations au lecteur

Nous sommes nés pour résoudre des problèmes.

C’est ce qu’on fait tous les jours.

Et l’absence d’informations dans une histoire nous attire.

On veut en savoir davantage, trouver par nous-même. On n’est pas seulement attiré par les enfants ou les chatons parce qu’ils sont mignons mais aussi parce qu’ils ne peuvent pas exprimer pleinement ce qu’ils ressentent. On fait donc des déductions, on ne peut pas s’en empêcher.

Andrew Stanton (scénariste entre autres de Wall-E et de Toy Story) parle de la théorie unificatrice de 2 + 2. Le public doit assembler lui-même, ne leur donnez pas directement la solution et laissez-les faire des déductions.

C’est à vous de donner les éléments dans un ordre précis, vous êtes le scénariste de vos histoires.

Scooby-Doo cherche des indices.
Laissez votre lecteur assembler les indices. (source : Pinterest)

Le storytelling a des lignes directrices mais pas de règles rigides

Bien sûr, raconter une bonne histoire n’est pas une science exacte et c’est ce qui fait l’intérêt du storytelling.

Le changement est fondamental dans les histoires parce que nous apprenons tout au long de notre vie. Sur nous, sur nos parents, sur nos enfants…

Une bonne histoire est proche de la vie. Et la vie est sans cesse en mouvement. Un bon texte n’est jamais statique, sinon il meurt.

Le théâtre est l’anticipation mêlée à l’incertitude. William Archer

Quand vous construisez une histoire, il faut construire l’anticipation.

Il faut donner envie aux lecteurs d’en savoir davantage, de savoir ce qu’il va se passer ensuite et surtout comment cela va se terminer.

Les meilleures histoires diffusent l’émerveillement.

Utilisez ce que vous savez, puisez dedans. Créer une bonne histoire, c’est s’emparer d’une vérité de votre expérience et exprimez les valeurs que vous connaissez.

Une bibliothèque pleines de surprises !
Faites voyager votre lecteur !

Ne soyez pas ennuyeux 

Relisez-vous.

Vous trouvez cela ennuyeux ? Recommencez ou ajoutez des rebondissements.

Vous n’avez pas envie de connaître la suite ? Retravaillez votre texte.

Vous ne vous attachez pas aux personnages et l’action est totalement absente ? Recommencez encore et encore.

A force d’écrire des histoires, vous deviendrez meilleur. 

Et si vous pensez que votre texte est bon, faites-le relire par une tierce personne. Prenez en compte ses remarques et améliorez de nouveau votre texte.

Déjà publié ? Ce n’est pas grave, vous ferez mieux la prochaine fois !

3 Marques au Storytelling d’Entreprise Impactant

Ah le storytelling d’entreprise. Vous avez peut-être compris que c’est important. Mais comment fait-on concrètement ?

Première étape : on cherche de l’inspiration, voyons !

Il y a 5 000 ans, les hyéroglyphes sur les pyramides égyptiennes racontaient des histoires et des rites.

Mais on n’a pas attendu l’invention de l’écriture pour laisser sa marque : à la préhistoire les hommes écrivaient sur les murs des cavernes à l’aide de bâtons et de boue (entre autres). 

Peu de choses ont changé depuis. 

Non, je plaisante ! 

Enfin, pas sur l’aspect « raconter des histoires« . De par notre nature humaine, nous sommes faits pour raconter et entendre des histoires. 

Sans des histoires, nous perdons une part de notre humanité. Vous voulez vous transformer en machine ? 

Pas moi…

A l’ère du numérique, nous n’avons jamais été si connecté… et déconnecté dans le même temps. Déconnecté de la vraie vie. Des émotions humaines, du contact. 

On n’oublie les prénoms et les visages. On n’oublie ce qu’on a appris à l’école. Mais une bonne histoire ? On ne l’oublie jamais. 

Et certaines marques l’ont bien compris. Le storytelling d’entreprise est essentiel. 

J’aurais pu vous parler de Apple mais c’est trop facile. Vous avez sûrement trouvé cet exemple des centaines de fois sur la toile.  

Non, j’ai choisi d’autres entreprises pour vous inspirer un bon storytelling !

D’où vient le succès de Humans of New York ?

Si vous ne croyez toujours pas à l’importance qu’ont les histoires dans notre quotidien, comment expliquez-vous le succès de Humans of New York

Tout commence en 2010, lorsque Brandon Stanton débarque à New York. A ce moment, il n’est qu’un photographe amateur parmi tant d’autres. 

Brandon est fasciné par la foule et les personnages individuels qui la composent. 

Il commence alors à prendre en photo des portraits de personnes rencontrées dans la rue. Ses photos sont postées sur sa page Facebook. 

Banal me direz-vous. 

Mais ce qui fait la vraie force des photos, ce sont les textes qui les accompagnent. 

Brandon demande à chaque personne photographiée de lui raconter son histoire, une anecdote ou son humeur du jour.

Joie de vivre, souffrance, colère, toutes les émotions sont présentes à travers ces portraits. 

Le storytelling de Humans of New York.
Le storytelling met les gens au centre de la communication d’une marque. (source : page Facebook Humans of New York)

Aujourd’hui, Brandon Stanton a publié trois livres et sa page Facebook rassemble près de 20 millions de personnes.

Une série découle de ce projet. Chaque épisode d’une vingtaine de minutes propose les portraits de personnes différentes.  

Pourquoi à votre avis ?

Les gens adorent lire des histoires, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’histoires vraies, d’émotions sans fard. 

« Une ligne éditoriale réussie, c’est un scénario » Thomas Hammoudi, photographe

Ce qu’il faut retenir de Humans of New York 

  • Servez-vous des histoires de vos clients à bon escient : leurs témoignages peuvent changer la vision de votre business, 
  • Racontez la vérité
  • Parlez à une personne en particulier et pas à un ensemble vague de personnes. (j’y reviendrai dans un prochain article)

Et si vous ne connaissez pas encore Humans of New York, allez visionner les vidéos, c’est tout simplement génial. 

Airbnb mise sur l’authenticité

Airbnb, tout le monde connaît et l’a utilisé au moins une fois pour partir en vacances. 

Mais avez-vous prêté attention à la communication de la marque

Le contenu de Airbnb se concentre uniquement sur les personnes, et plus particulièrement sur les hôtes proposant leur maison et sur les voyageurs qui s’y rendent. 

On est sur une approche très humaine qui montre par l’exemple l’importance pour chacun de se connecter avec d’autres personnes. 

On ne réserve pas uniquement un logement sur Airbnb. On réserve une expérience.

Il y a même une page dédiée uniquement aux stories, aux histoires : airbnb.fr/stories. Vous pouvez y retrouver des vidéos de voyageurs sous la forme de stories Instagram ou Snapchat. 

Airbnb a aussi sorti un magazine nommé Pineapple (en anglais). L’accent est mis sur la connexion entre les gens à travers le monde, dans différentes villes, langues et fuseaux horaires. 

Bien sûr, le storytelling commence par soi-même.

Et là encore Airbnb sait très bien utiliser cet outil à travers une infographie pour expliquer comment trois copains sont passés de la location de matelas gonflables dans un salon à une entreprise pesant 10 milliards de dollars. 

Infographie sur l'histoire de Airbnb.
Le storytelling commence par votre propre histoire. (source : The Blog)

Ce qu’il faut retenir de la communication de Airbnb 

  • Demandez-vous toujours : « est-ce que les gens auraient envie de lire mon contenu devant une tasse de café ? », autrement dit, « réservent-ils un moment détente de leur journée pour me lire ? », 
  • Revenez toujours à l’humain
  • Soyez sincère dans votre communication. 

Dove : l’adaptation de sa communication de marque

Tout le monde connaît Dove. 

L’odeur reconnaissable du savon, déclinée en déodorant, crème et shampooing rappelle bien souvent des souvenirs d’enfance. 

La marque est le parfait exemple d’une adaptation réussie grâce à son changement de communication. 

D’une communication centrée produit, elle est passée à un storytelling efficace, mettant en avant sa cible principale : les femmes. 

Dove a opéré un virage à 360°, passant d’un matraquage publicitaire à une transmission de valeurs. 

Son but ? Montrer la beauté de toutes les femmes afin de leur faire reprendre confiance en elles. 

Par exemple, pour son programme raffermissant en 2004, le slogan va à l’encontre des standards habituels : « Efficacité prouvée sur de vraies rondeurs ». 

Dove est précurseur sur ce type de communication. Car si de plus en plus de marques montrent des photos non retouchées, des rondeurs et différentes ethnies, ce n’était pas le cas, il y a presque 15 ans. 

L’accent est mis sur la beauté des femmes, de toutes les femmes. 

La marque va à contre-courant des tendances publicitaires et devinez quoi ? 

Ça marche ! 

En prenant position sur le débat public sensible qu’est la pression de l’industrie cosmétique sur les femmes (jeunesse éternelle, culte de la perfection…), la marque a réussi son pari. 

Ses produits ne sont presque plus présents dans ses publicités et seules les femmes sont mises à l’honneur, nous racontant une histoire qui devient de plus en plus possible : toutes les femmes sont belles et peuvent avoir confiance en elles. 

Ce qu’il faut retenir du storytelling de Dove

  • Il faut sans cesse se remettre en question pour rester sur le devant de la scène, 
  • Vendre aujourd’hui passe par un bon storytelling et non plus par une communication orientée produit, 
  • Un discours engagé, même s’il est contradictoire avec l’opinion publique, est préférable pour trouver sa clientèle.