De l’Importance de Bien s’Entourer en Tant qu’Indépendant

Comment bien s'entourer en tant que freelance ?

Être indépendant, c’est (souvent) travailler seul. Mais bien s’entourer est pourtant essentiel pour mener une vie de free saine et épanouie.

La solitude en tant qu’indépendant

Se lancer en indépendant signifie bien souvent bosser de chez soi, sans avoir de collègues et en étant parfois en horaires décalés avec ses amis et/ou son conjoint.

Pas de contrainte horaire, pas de lieu obligatoire pour travailler, la liberté en somme !

Mais cette liberté veut aussi dire être seul.

Aucun problème pour moi, je me passe sans aucun souci des discussions de comptoir près de la machine à café où on apprend que Mireille a changé son papier peint dans les toilettes et où vos collègues suspectent Michel de fricoter avec Hélène de la compta…

Les bruits de couloir, les rumeurs et les discussions sur la pluie et le beau temps m’ont toujours paru d’un ennui mortel. Et je ne sais pas vous, mais je mesurais toujours mes paroles de peur que ce que je pourrais dire puisse être mal interprété. L’angoisse !

J’exagère un peu et cela n’a pas toujours été le cas pour moi (et ça ne l’est peut-être pas du tout pour vous). J’ai pu tomber sur des collègues qui sont devenus de vraies amies (et oui, au féminin). 

Quelles sont les valeurs d'Alexia Peytoureau ?
Entourez-vous de personnes bienveillantes et fiables.

Une solitude relative : apprendre à bien s’entourer

En réalité, il faut réapprendre à se construire son entourage professionnel. Les indépendants ont sans doute autant d’interactions sociales professionnelles que les salariés. 

La seule différence, c’est qu’on peut choisir ces interactions

C’est valable aussi bien pour les « collègues » freelances que vous côtoyez que pour les clients que vous choisissez. 

Côté client, au début on accepte toutes les missions qu’on nous donne, sans négocier le tarif et en étant parfois exploité. Mais au fur et à mesure, on apprend de ses erreurs, on négocie et on apprend aussi à dire non parfois ou à faire machine arrière avec des clients qui ne partagent pas nos valeurs. 

Pareil pour les autres indépendants avec lesquels vous pouvez parfois collaborer sur une mission. Sachez vous entourer. 

Je suis pour l’entraide entre indépendants, la bienveillance et j’ai beaucoup de mal avec l’esprit de compétition et le fait d’écraser les autres pour réussir. Comme dans n’importe quel milieu professionnel, on rencontre forcément des gens qui agissent de cette manière. 

Dans ces cas-là, je fuis. Rapidement. 

Être indépendant est déjà assez compliqué sans avoir en plus à composer avec des personnes souhaitant vous tirer dans les pattes. 

Depuis que je suis revenue sur Bordeaux après mon tour du monde, rencontrer d’autres freelances fait partie de mes buts dans la vie (rien que ça). Et jusque là, je n’ai pas été déçue. Partenariat, collaboration ou simplement discussion, j’y trouve mon compte. 

Car même si j’aime être seule, j’ai parfois besoin d’être entourée par des gens évoluant dans le même domaine que moi. Beaucoup de personnes de mon entourage ont en effet du mal à saisir ce que je fais de ma vie 😂

(source : GIPHY)

Mes valeurs déterminent mon entourage professionnel

Je suis d’une nature exigeante, j’ai la passion du travail bien fait et j’ai du mal avec l’à peu près. Ce qui me bloque parfois sur certains aspects de ma vie pro et perso mais c’est une autre histoire 😁

J’ai besoin de connaître l’objectif du travail que je fournis pour proposer le meilleur. Je suis rédactrice web parce que j’aime m’enrichir culturellement et transmettre mon savoir

Quand je collabore avec d’autres indépendants, j’aime que l’ambiance soit détendue et que le travail soit effectué dans la bonne humeur et l’amusement. 

Le bon moment pour rire : chaque fois que l’on peut. Linda Ellerbee

Enfin, je suis profondément honnête et j’ai beaucoup de mal à faire semblant. Faire copain-copain avec une personne parce que j’y trouve un intérêt n’a jamais été mon genre. Je suis polie mais je ne recherche pas le contact des gens que je n’apprécie pas.  

Mon entourage professionnel se construit peu à peu autour de ces valeurs de professionnalisme, d’exigence, d’honnêteté et de franche rigolade. Parce que le rire est un facteur indispensable à mon épanouissement. 

J’ai quelques loupés côté client et collaborations mais je pense réussir petit à petit à attirer les bonnes personnes à moi. En tout cas, j’y crois ! 

Pour bien s’entourer en étant freelance, n’hésitez pas à rejoindre des groupes sur Facebook (les gens sont vraiment cool et parfois y’a des apéros ^^). Mes préférés : 

Les anglicismes : à adopter ou à bannir une bonne fois pour toutes ?

L’autre jour, je me baladais dans les méandres du web (bon ok, je chillais aisément sur les réseaux sociaux) et je suis tombée là dessus : 

Y a-t-il une overdose d'anglicismes dans la langue française ?
Oh my god ! Mais ça fait sens !

Quoi ??  Booster, c’est un mot que j’utilise assez facilement !

Ça fait tilt dans mon cerveau : c’est vrai qu’on utilise à tire-larigot des expressions directement issues de l’anglais ou rendues anglo-saxonnes (comme parking qui n’existe absolument pas en anglais). 

C’est quoi un anglicisme ?

Le Larousse nous dit qu’un anglicisme est « un mot ou une tournure de la langue anglais introduit dans une autre langue » mais aussi « un solécisme (emploi syntaxique fautif pour la culture : on en apprend tous les jours !) consistant à calquer en français une tournure syntaxique propre à l’anglais. »

Quand j’étais au collège, je me souviens m’être demandé pourquoi mon prof de français s’évertuait à dire « courriel » et non pas « email ». Je me disais « on s’en fout ! C’est pas un mot qui va changer le cours des choses ! ». 

Et regardez aujourd’hui… 

On checke ses emails avant de partir en conf call et de rappeler son client asap. On taggue sa meilleure amie sur une photo Facebook en attendant un maximum de likes. Ah mais non Facebook, c’est so 2018 ! En 2019, on est tous sur Instagram. T’es trop has-been en fait…

Can you speak français, please ?

Pourquoi utilise-t-on systématiquement des termes anglais dès qu’il faut parler d’éléments techniques d’un métier ? Dans la communication, je pense que nous sommes assez calés : deuxième langue franglais ou même globish

L’anglais ferait-il plus classe, plus technique, plus compliqué ? 

Est-ce une envie de se retrouver entre pairs et d’être sûr de parler la même langue et d’avoir la même expertise

« On se fait un brainsto (oui autant raccourcir même les mots anglais) sur les templates de la newsletter ? » ou encore  « Il faut se challenger pour faire ressortir notre storytelling à travers des photos instagrammables ! »

Je n’ai pas de réponses aux questions que je pose, ce sont simplement des réflexions. Car une fois que le mot français a été remplacé par un mot issu de l’anglais, que devient le mot français ? 

Je me laisse moi-même prendre régulièrement au jeu des anglicismes, parfois sans même en avoir conscience. 

« J’suis trop bilingue, c’est pour ça ! »

Pourtant, pas besoin de connaître les mots techniques en anglais pour avoir une expertise certaine, vous ne pensez pas ? 

Moi quand on me dit « ça fait sens ! » :

Connaissez-vous le terme français ?

Je vous laisse quelques traductions sur des anglicismes courants pour apporter de l’eau au moulin : 

  • Faire sens est une traduction pauvre de to make sense et n’existe pas en français. Il vaut mieux dire « ça a du sens », 
  • Un feedback : un retour, un commentaire, 
  • Low cost : à faible coût, 
  • Crush : béguin (c’est tellement mignon béguin !), 
  • Crypté : codé en français, 
  • Être focus : être concentré, 
  • Self-service : libre service, 
  • Stalker : harceler, 
  • Touchy : délicat, épineux. 

Et il y en a tellement d’autres ! Sur le site de l’Académie Française, 17 pages sont consacrées aux néologismes et aux anglicismes si vous voulez en trouver d’autres pour étaler votre science à un apéro entre amis 😉 

Notre langue française est pourtant extrêmement riche en vocabulaire et synonymes pour ne pas avoir à employer des anglicismes à tout bout de champ. Et sans être québécoise et sans refuser l’évolution de notre langue, ça me rend un peu triste de voir que notre richesse linguistique pourrait disparaître au profit d’anglicismes plus « attrayants à l’oreille ».

Alors les anglicismes, pour moi, sont à utiliser avec modération. Je suis en cure de désanglicismation intense (j’ai pas dit que j’arrêtais d’inventer des mots ^^). 

Je ne suis plus freelance mais indépendante et même si je fais du storytelling, j’ai surtout l’art de raconter des histoires

A votre avis combien d’anglicismes dans cet article ? 

 

Je quitte tout pour devenir écrivain !

Comment vivre de sa passion ?

Non, je plaisante, c’était pour vous faire cliquer ! 

Enfin, presque… 

Je ne quitte pas tout pour devenir écrivain. Je continue mon métier de rédactrice web que j’aime beaucoup et qui m’aide à vivre de ma passion pour l’écriture

En fait, je voulais surtout vous parler de mon envie d’écrire des nouvelles

Quand j’étais plus jeune (en réalité aussi loin que je me souvienne), je me suis toujours inventé des histoires. 

Je pense que c’est une aptitude que chaque enfant possède et je trouve dommage que certains la perdent avec le temps (peut-être par manque d’encouragement, mais c’est un autre sujet !). 

J’ai écrit quelques histoires, dès l’âge de 10 ans me semble-t-il. Des récits fantastiques pour la plupart, c’était la période Harry Potter, ceci explique cela. 

Après ça, je me souviens que j’écrivais surtout des textes en lien avec ce que je ressentais que je publiais parfois sur mon Skyblog. 🤟L’adolescence, tout ça, tout ça quoi ! 

Pourtant, il y a un texte que j’ai beaucoup aimé écrire et qui avait bien plu à ma professeure de français en seconde (elle l’avait lu devant toute la classe…). Mais impossible de remettre la main dessus…

C’était une écriture d’invention dont la base partait du tableau Nighthawks (Les Oiseaux de Nuit) de Edward Hopper. Il fallait raconter une histoire en lien avec le tableau. 

Comment écrire de la fiction ?
Célèbre tableau qui m’a beaucoup inspiré !

J’avais eu pas mal d’inspiration et je regrette aujourd’hui de ne pas retrouver ce foutu texte, qui a certainement fini dans une poubelle chez mes parents. 

Ce dont je me souviens bien aussi, c’est d’avoir été fière de ce texte et de l’avoir fait lire à ma mère et mon beau-père. J’avais été assez déçue de leur réaction : « tu étais obligée de faire fumer ton personnage ? » avec un air suspicieux… 

J’avais 17 ans, je ne fumais pas le moins du monde et je n’ai jamais fumé de ma vie mais là n’est pas le propos. 

J’ai eu l’impression qu’ils dénigraient mon texte, juste à cause de cela. Alors même que la cigarette servait à mes yeux à donner du rythme, ils auraient voulu que je le remplace par un verre d’alcool (ce qui à mon humble avis, m’aurait valu la même remarque 😉). 

Je ne sais pas dans quelle mesure leur réaction a influencé mon écriture mais ce que je sais, c’est que je ne leur ai plus jamais fait lire mes textes. 😂Chat échaudé craint l’eau froide !

Mon moi d’aujourd’hui a essayé de puiser dans ses souvenirs et son ressenti en se confrontant de nouveau au tableau.

Et j’ai réécrit cette nouvelle. Avec ma sensibilité d’adulte. 

Bref, si je vous raconte tant ma vie, c’est parce que j’ai décidé de me remettre à l’écriture de fiction et ça tombe bien parce qu’il y a un concours de nouvelles aux Editions Passiflore sur le thème de l’eau

Une nouvelle de 3000 mots maximum commençant obligatoirement par : « Elle était plantée au milieu de la chaussée, les pieds nus dans une flaque d’eau. Suspendue. Paralysée. Le cerveau gelé comme ses orteils qui avaient rougi et gonflé. Elle ne pouvait plus bouger. Où avait-elle bien pu perdre ses chaussures? »

Non pas que j’aime spécialement le format concours mais j’aimerais bien avoir un retour sur ce que j’écris en fiction (même si je ne suis pas sûre que retour il y est).

Est-ce que ça vaut le coup de poursuivre dans cette voie ou est-ce que je ferai mieux de devenir ramasseuse de coquillages professionnelle ? 

Le concours est présidé par Marie-Laure Hubert Nasser et les textes doivent être envoyés avant le 1er mai pour des résultats en novembre. 

Il ne me reste plus qu’à trouver un titre et le courage d’envoyer mon texte ! 😥

Pourquoi J’ai Refusé un Emploi Stable !

Travail freelance contre CDI !

Depuis l’été 2016, je me suis lancée en tant que freelance avec plus ou moins de succès. Mais j’ai dû faire face à une proposition qui a légèrement ébranlé mes positions. 

La proposition du poste de mes rêves… de 2014 !

Fin 2018, j’ai reçu une proposition de poste de chargée de communication en CDD de 6 mois transformable en CDI pour une grande entreprise. 

Le genre de proposition qu’on ne peut pas refuser, enfin ! 

Un poste tranquille dans une boîte sérieuse, avec un salaire fixe, de jolies primes, des congés payés et une responsable sympa. Le rêve en somme. 

Pas si sûr pour moi… 

Et si je reprenais un poste salarié ? 

En réalité, je ne me suis jamais vraiment posée la question de reprendre un poste salarié, même depuis mon retour de tour du monde

Cette question s’est plutôt imposée à moi. Littéralement. Cette proposition, je m’y attendais sans m’y attendre. 

Et là, mon cerveau s’est mis en surchauffe. 🤯

  • Je devrais accepter la proposition, comment je vais faire quand je vais vouloir acheter une maison / faire un enfant / si je me casse une jambe ? 
  • J’aimais bien travailler dans cette boîte, je n’aurais plus à me poser la question de trouver de nouveaux clients, j’aurais des primes et je saurais combien je touche à la fin du mois, 
  • Ça ferait plaisir à ma mère (non je rigole, ce n’est pas du tout une réponse valable !). 

Mais une fois que la raison a parlé, j’ai laissé ma passion s’exprimer. 

Non pas cette passion-là ! (source : Giphy)

J’adore être freelance ! 

En réalité, je savais depuis le début que je n’accepterai pas ce poste. A la seconde où la proposition m’a été faite. 😱

  • Je n’ai ressenti aucune excitation à entendre la nouvelle alors même que ce poste était mon idéal  à la fin de mes études,  
  • Le salaire était moins intéressant que ce que j’avais actuellement et sans perspective d’évolution avant un long moment,  
  • Je travaillerais obligatoirement toute la semaine de 9h à 18h et j’aurais uniquement 5 semaines de congé par an.

Et le pire pour moi : j’y voyais une extinction certaine de ma créativité, de mes envies de changement et un encroutement total dans une routine mortuaire. 💀

Ouais, carrément ! 

Source : Giphy

Tous les jours, je fais quelque chose que j’aime : j’écris. Si on avait dit au moi de 14 ans que je serai payée pour écrire, elle n’y aurait sûrement pas cru. Vivre de ma passion et m’épanouir chaque jour dans mon métier est bien plus important pour moi que la recherche de sécurité et de stabilité

En plus, c’était au moment où mon activité commençait à devenir ce que je voulais qu’elle soit : je me développais, le bouche à oreille commençait à fonctionner, mon salaire était correct et je savais que je pourrais obtenir bien plus en restant à mon compte. 

Et je ne regrette absolument pas mon choix.

Je continue sur ma lancée. L’apprentissage fait partie de mon quotidien, l’appréhension aussi mais c’est de cette manière que j’avance, que je prends confiance en moi et que je deviens meilleure professionnellement mais aussi personnellement. 

J’ai besoin d’explorer pleinement ce que je peux faire. 

Et si je ressens l’envie d’être salariée de nouveau, j’y réfléchirai le moment venu et je me créerai l’opportunité nécessaire. 

Et toi, as-tu eu envie de redevenir salarié à un moment de ta vie de freelance ? 

 

La Technique du Storytelling Devrait Etre une Priorité pour les Marques

Le storytelling pour les marques.

Vous êtes conscient qu’il faut créer du contenu pour vendre vos produits et fidéliser vos clients afin qu’ils ne puissent plus se passer de vous.

La technique du storytelling, vous en avez vaguement entendu parler mais finalement vous ne savez pas vraiment ce que c’est. 

Raconter des histoires pour vendre un savon/du café/du coaching sportif ? 

Les histoires sont faites pour les enfants ! 

Ah oui ? En êtes-vous sûr ?

La technique du storytelling de Shéhérazade

Je vais vous raconter une histoire pour commencer cet article. Cette histoire, c’est celle de Shéhérazade. 

Peut-être la connaissez-vous. 

La légende se déroule en Perse, où le roi Shahryar est trompé par sa femme pendant son absence. 

Il l’apprend et décide de l’exécuter pour adultère. Mieux vaut être fidèle à cette époque ! 

Et comme il ne prend pas beaucoup de recul sur la situation, il pense que toutes les femmes sont de sales traîtresses qui le tromperont à la première occasion. 

Alors il a une super idée : épouser une vierge chaque jour et l’exécuter au matin de la nuit de noces pour éviter d’être de nouveau trahi. 

Un plan infaillible ! 

La Technique du Storytelling Devrait Etre une Priorité pour les Marques.
L’art de raconter des histoires a sauvé Shéhérazade et des dizaines d’autres femmes d’une mort certaine.

Mais vous allez me dire, où est Shéhérazade dans l’histoire ? 

Patience, elle arrive. 

Trouvant le roi odieux (allez savoir pourquoi), elle décide de se porter volontaire pour faire cesser le massacre de toutes les jeunes femmes du pays. Avec sa soeur cadette, elles mettent en place un stratagème. 

Le soir de son mariage avec le roi, elle commence à lui raconter une histoire palpitante, mais ne la termine pas. 

Son époux désire tellement savoir la suite qu’il l’épargne au matin. 

Et chaque nuit, Shéhérazade finit l’histoire de la veille et en commence une nouvelle, toujours plus passionnante que la précédente. 

Combien de temps a-t-elle réussi à rester en vie à votre avis ? 

Au bout de mille et une nuits, le roi décide de garder Shéhérazade comme épouse. 

L’histoire ne dit pas si elle est restée de bon coeur en revanche…

Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir ? 

Cette histoire de plus de 1 500 ans montre une chose essentielle : pour se différencier (et rester en vie en l’occurrence), il faut sans cesse se renouveler et proposer de nouvelles histoires à ses clients

Car je ne vais pas vous mentir : ce que vous vendez est déjà présent sur internet, ce que vous voulez dire a déjà été écrit.

Alors pour vous différencier, il va falloir rendre votre texte unique en utilisant la technique du storytelling. 

Le storytelling a cinq avantages

  • Il rend un article ou une marque mémorable. Si vous lisez un texte avec des mots neutres comme « plage » ou « mer », vous vous en souviendrez moins que si vous lisez des mots comme « reflux », « grève » ou « embruns ». 
  • Il facilite la vente : je vous ai déjà parlé de plusieurs marques qui utilisent le storytelling à merveille, mais c’était avant que la nouvelle pub Gillette ne sorte. Cette marque a réussi à changer son storytelling de base qui s’appuyait sur le slogan “the best a man can get”,  (“le meilleur qu’un homme puisse obtenir”, mais aussi “le meilleur qu’un homme puisse être”). La marque s’est adaptée aux nouveaux codes de la masculinité pour proposer une nouvelle approche « the best men can be” (« ce que les meilleurs hommes peuvent être »). Je ne vais pas m’étendre davantage sur cette publicité mais je vous invite à la regarder et à lire l’excellent billet de Fiona Shmidt sur le sujet. 
  • Il donne envie de lire un article : il n’y a pas que les enfants qui aiment les histoires. On est tout égaux tout au long de notre vie devant un bon scénario. Il n’y a qu’à voir le succès des séries comme Game of Thrones, Breaking Bad ou Stranger Things. 
  • Il permet aux marques de créer une relation profonde avec ses clients. La technique du storytelling était utilisée bien avant qu’on en fasse un outil marketing pour nouer des liens avec nos semblables !
  • Le storytelling est un excellent moyen d’apprendre. C’est en se racontant des histoires que les peuples se transmettent leurs savoirs de génération en génération.  Selon Tenfold, 65 à 70% des informations transmises par un storytelling sont conservées par le cerveau contre 5 à 10% pour une présentation à base d’informations brutes et de statistiques en grand nombre. Notre cerveau n’est pas fait pour retenir des chiffres mais il réagit à nos sensations et nos émotions. 

Utilisez le storytelling dès aujourd’hui !

What is your story ?
Quel est votre histoire ? Oui, la vôtre !

On peut utiliser le storytelling dans tous les aspects de sa vie. 

Par exemple, l’autre jour, j’étais sur le groupe Wanted Community de Bordeaux et un utilisateur a posté une annonce pour vendre un meuble. Je vous la transcris sans les fautes d’orthographe : 

« Si vous cherchez à vous payer un morceau d’histoire, ce meuble est fait pour vous. Pouvant être installé à l’horizontale ou à la verticale, il a été fabriqué à partir d’un chêne millénaire planté dans le parc du château du roi de Suède. Malheureusement victime d’un incendie déclenché par les gilets jaunes suédois protestant contre l’obligation de porter des slips à la piscine (la honte), il a résisté ! C’est en tout cas, c’est ce que m’a dit le vendeur chez IKEA… » 

Le post était accompagné d’une photo d’un meuble on ne peut plus banal de la marque suédoise. 

L’objectif de base de l’annonce est de vendre un meuble. Mais l’internaute a réussi à captiver l’attention en ajoutant une touche de storytelling et une bonne dose d’humour.

Résultat : plus de commentaires et de vues sur son annonce que sur une annonce classique d’un meuble de la même trempe. 

« Car rien n’a de valeur, pour l’homme en tant qu’homme, qu’il ne peut faire avec passion. » Max Weber

Nouer une relation client durable prend du temps et le storytelling peut vous aider à montrer votre unicité et à être transparent avec vos clients afin qu’ils vous accordent leur confiance et vous recommandent.  

Ecrivez avec passion. Il n’y a que ça qui compte !

Storytelling : Les Règles d’Or d’une Histoire Fascinante

Le storytelling d’entreprise, c’est l’art de raconter une histoire afin de créer une relation privilégiée avec ses clients et de les fidéliser.

Notre cerveau est incapable émotionnellement de faire la différence entre une légende et une histoire vraie. Cela lui permet de s’adapter.

Et c’est pour cette raison que vous vous attachez aux personnages de Friends comme s’ils étaient vos amis, que vous laissez couler une petite larme à la mort de Mufasa ou que vous vous réjouissez d’une farce faite à Drago Malefoy.

Savoir écrire une bonne histoire avec de l’émotion peut servir dans votre communication pour écrire une newsletter, un article de blog, une page de vente, une publicité et même une page produit.

Mais encore faut-il savoir raconter une histoire

Les règles d’or d’une bonne histoire

  • De l’action, vous incorporerez : rayez le verbe « faire » de votre vocabulaire et utilisez des verbes d’action,
  • De façon naturelle, vous vous exprimerez : pas besoin d’utiliser des mots que personne ne comprend, ce sera même contre-productif et vos clients auront l’impression d’être pris de haut,
  • En trois temps, vous rédigerez : toute bonne histoire commence par un état initial, se poursuit avec un conflit ou un rebondissement et se termine par la résolution du problème. Relisez plutôt Boucle d’Or ou Le Petit Chaperon Rouge ^^
  • Le héros de l’histoire, votre client sera : peu importe ce que vous vendez, votre client doit être au centre de votre communication et donc le héros de votre histoire,
  • Du rythme et des pauses, vous donnerez : un texte, c’est une musique. Il doit y avoir des moments à la cadence effrénée et des instants plus calmes mais aussi des silences pour le suspense, la surprise, le recueillement ou encore le rire. En bref, aérez votre texte et imagez-le !
  • De vos expériences, vous vous servirez : la vraie vie ne ressemble pas au générique de La Petite Maison dans la Prairie. Vos lecteurs ne veulent pas avoir l’impression que tout est beau et que rien n’est difficile dans votre vie. Ils veulent du sang, de la sueur et des larmes ! Servez-vous de vos expériences pour créer un lien avec eux,
  • Votre avis, vous donnerez : on ne peut pas plaire à tout le monde, c’est un fait. Alors n’ayez pas peur d’affirmer vos pensées. Vous apparaîtrez comme quelqu’un de confiant et devinez quoi ? Vous inspirerez la confiance.

Finalement, écrire une histoire, ce n’est pas compliqué.

Elle doit être simple, familière (dans le sens où elle trouve un écho chez votre client) et émotionnelle. Les gens adorent les rebondissements, les drames, le suspens !

L'histoire de Nemo remasterisée !
N’oubliez pas d’ajouter une touche d’humour ! (source : Six in the City)

Chaque histoire est une promesse

Cela peut être aussi simple que le célèbre « il était une fois ».

Prenez par exemple le livre de Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Québert ou Le Livre des Baltimore. Dans ces deux romans, le héros est Marcus Goldman.

Dicker écrit à la première personne et se transforme en narrateur à travers son personnage. C’est comme s’il vous disait : « Viens, je vais te raconter une histoire. Ça ne m’est pas arrivé, c’est l’histoire de quelqu’un d’autre mais ça va te plaire. »

Une bonne promesse, c’est comme un caillou qu’on tire vers l’arrière dans un lance-pierre et qui vous propulse en avant et à travers l’histoire jusqu’à la fin. Andrew Stanton

Dicker est souvent critiqué pour le manque de qualité de ses écrits mais comment expliquer que ses livres aient autant de succès ?

Parce qu’il a compris que le livre est « un rapport aux gens ».

Tout comme une bonne histoire.

Je pourrais vous donner un autre exemple. Celui d’un de mes films favoris : Forrest Gump.

Du début à la fin du film, le personnage emblématique de Tom Hanks nous raconte son histoire et sa vision de l’histoire américaine.

Il nous implique dans sa narration comme toutes les personnes qui s’assoient sur le banc à ses côtés.

Si vous avez suivi la série Mr Robot (j’attends la saison 4 avec impatience), il se passe exactement la même chose avec le personnage principal. Elliott s’adresse directement à nous à travers l’écran et le spectateur se sent acteur de la vie du personnage.

Ne donnez pas toutes les informations au lecteur

Nous sommes nés pour résoudre des problèmes.

C’est ce qu’on fait tous les jours.

Et l’absence d’informations dans une histoire nous attire.

On veut en savoir davantage, trouver par nous-même. On n’est pas seulement attiré par les enfants ou les chatons parce qu’ils sont mignons mais aussi parce qu’ils ne peuvent pas exprimer pleinement ce qu’ils ressentent. On fait donc des déductions, on ne peut pas s’en empêcher.

Andrew Stanton (scénariste entre autres de Wall-E et de Toy Story) parle de la théorie unificatrice de 2 + 2. Le public doit assembler lui-même, ne leur donnez pas directement la solution et laissez-les faire des déductions.

C’est à vous de donner les éléments dans un ordre précis, vous êtes le scénariste de vos histoires.

Scooby-Doo cherche des indices.
Laissez votre lecteur assembler les indices. (source : Pinterest)

Le storytelling a des lignes directrices mais pas de règles rigides

Bien sûr, raconter une bonne histoire n’est pas une science exacte et c’est ce qui fait l’intérêt du storytelling.

Le changement est fondamental dans les histoires parce que nous apprenons tout au long de notre vie. Sur nous, sur nos parents, sur nos enfants…

Une bonne histoire est proche de la vie. Et la vie est sans cesse en mouvement. Un bon texte n’est jamais statique, sinon il meurt.

Le théâtre est l’anticipation mêlée à l’incertitude. William Archer

Quand vous construisez une histoire, il faut construire l’anticipation.

Il faut donner envie aux lecteurs d’en savoir davantage, de savoir ce qu’il va se passer ensuite et surtout comment cela va se terminer.

Les meilleures histoires diffusent l’émerveillement.

Utilisez ce que vous savez, puisez dedans. Créer une bonne histoire, c’est s’emparer d’une vérité de votre expérience et exprimez les valeurs que vous connaissez.

Une bibliothèque pleines de surprises !
Faites voyager votre lecteur !

Ne soyez pas ennuyeux 

Relisez-vous.

Vous trouvez cela ennuyeux ? Recommencez ou ajoutez des rebondissements.

Vous n’avez pas envie de connaître la suite ? Retravaillez votre texte.

Vous ne vous attachez pas aux personnages et l’action est totalement absente ? Recommencez encore et encore.

A force d’écrire des histoires, vous deviendrez meilleur. 

Et si vous pensez que votre texte est bon, faites-le relire par une tierce personne. Prenez en compte ses remarques et améliorez de nouveau votre texte.

Déjà publié ? Ce n’est pas grave, vous ferez mieux la prochaine fois !

3 Marques au Storytelling d’Entreprise Impactant

Ah le storytelling d’entreprise. Vous avez peut-être compris que c’est important. Mais comment fait-on concrètement ?

Première étape : on cherche de l’inspiration, voyons !

Il y a 5 000 ans, les hyéroglyphes sur les pyramides égyptiennes racontaient des histoires et des rites.

Mais on n’a pas attendu l’invention de l’écriture pour laisser sa marque : à la préhistoire les hommes écrivaient sur les murs des cavernes à l’aide de bâtons et de boue (entre autres). 

Peu de choses ont changé depuis. 

Non, je plaisante ! 

Enfin, pas sur l’aspect « raconter des histoires« . De par notre nature humaine, nous sommes faits pour raconter et entendre des histoires. 

Sans des histoires, nous perdons une part de notre humanité. Vous voulez vous transformer en machine ? 

Pas moi…

A l’ère du numérique, nous n’avons jamais été si connecté… et déconnecté dans le même temps. Déconnecté de la vraie vie. Des émotions humaines, du contact. 

On n’oublie les prénoms et les visages. On n’oublie ce qu’on a appris à l’école. Mais une bonne histoire ? On ne l’oublie jamais. 

Et certaines marques l’ont bien compris. Le storytelling d’entreprise est essentiel. 

J’aurais pu vous parler de Apple mais c’est trop facile. Vous avez sûrement trouvé cet exemple des centaines de fois sur la toile.  

Non, j’ai choisi d’autres entreprises pour vous inspirer un bon storytelling !

D’où vient le succès de Humans of New York ?

Si vous ne croyez toujours pas à l’importance qu’ont les histoires dans notre quotidien, comment expliquez-vous le succès de Humans of New York

Tout commence en 2010, lorsque Brandon Stanton débarque à New York. A ce moment, il n’est qu’un photographe amateur parmi tant d’autres. 

Brandon est fasciné par la foule et les personnages individuels qui la composent. 

Il commence alors à prendre en photo des portraits de personnes rencontrées dans la rue. Ses photos sont postées sur sa page Facebook. 

Banal me direz-vous. 

Mais ce qui fait la vraie force des photos, ce sont les textes qui les accompagnent. 

Brandon demande à chaque personne photographiée de lui raconter son histoire, une anecdote ou son humeur du jour.

Joie de vivre, souffrance, colère, toutes les émotions sont présentes à travers ces portraits. 

Le storytelling de Humans of New York.
Le storytelling met les gens au centre de la communication d’une marque. (source : page Facebook Humans of New York)

Aujourd’hui, Brandon Stanton a publié trois livres et sa page Facebook rassemble près de 20 millions de personnes.

Une série découle de ce projet. Chaque épisode d’une vingtaine de minutes propose les portraits de personnes différentes.  

Pourquoi à votre avis ?

Les gens adorent lire des histoires, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’histoires vraies, d’émotions sans fard. 

« Une ligne éditoriale réussie, c’est un scénario » Thomas Hammoudi, photographe

Ce qu’il faut retenir de Humans of New York 

  • Servez-vous des histoires de vos clients à bon escient : leurs témoignages peuvent changer la vision de votre business, 
  • Racontez la vérité
  • Parlez à une personne en particulier et pas à un ensemble vague de personnes. (j’y reviendrai dans un prochain article)

Et si vous ne connaissez pas encore Humans of New York, allez visionner les vidéos, c’est tout simplement génial. 

Airbnb mise sur l’authenticité

Airbnb, tout le monde connaît et l’a utilisé au moins une fois pour partir en vacances. 

Mais avez-vous prêté attention à la communication de la marque

Le contenu de Airbnb se concentre uniquement sur les personnes, et plus particulièrement sur les hôtes proposant leur maison et sur les voyageurs qui s’y rendent. 

On est sur une approche très humaine qui montre par l’exemple l’importance pour chacun de se connecter avec d’autres personnes. 

On ne réserve pas uniquement un logement sur Airbnb. On réserve une expérience.

Il y a même une page dédiée uniquement aux stories, aux histoires : airbnb.fr/stories. Vous pouvez y retrouver des vidéos de voyageurs sous la forme de stories Instagram ou Snapchat. 

Airbnb a aussi sorti un magazine nommé Pineapple (en anglais). L’accent est mis sur la connexion entre les gens à travers le monde, dans différentes villes, langues et fuseaux horaires. 

Bien sûr, le storytelling commence par soi-même.

Et là encore Airbnb sait très bien utiliser cet outil à travers une infographie pour expliquer comment trois copains sont passés de la location de matelas gonflables dans un salon à une entreprise pesant 10 milliards de dollars. 

Infographie sur l'histoire de Airbnb.
Le storytelling commence par votre propre histoire. (source : The Blog)

Ce qu’il faut retenir de la communication de Airbnb 

  • Demandez-vous toujours : « est-ce que les gens auraient envie de lire mon contenu devant une tasse de café ? », autrement dit, « réservent-ils un moment détente de leur journée pour me lire ? », 
  • Revenez toujours à l’humain
  • Soyez sincère dans votre communication. 

Dove : l’adaptation de sa communication de marque

Tout le monde connaît Dove. 

L’odeur reconnaissable du savon, déclinée en déodorant, crème et shampooing rappelle bien souvent des souvenirs d’enfance. 

La marque est le parfait exemple d’une adaptation réussie grâce à son changement de communication. 

D’une communication centrée produit, elle est passée à un storytelling efficace, mettant en avant sa cible principale : les femmes. 

Dove a opéré un virage à 360°, passant d’un matraquage publicitaire à une transmission de valeurs. 

Son but ? Montrer la beauté de toutes les femmes afin de leur faire reprendre confiance en elles. 

Par exemple, pour son programme raffermissant en 2004, le slogan va à l’encontre des standards habituels : « Efficacité prouvée sur de vraies rondeurs ». 

Dove est précurseur sur ce type de communication. Car si de plus en plus de marques montrent des photos non retouchées, des rondeurs et différentes ethnies, ce n’était pas le cas, il y a presque 15 ans. 

L’accent est mis sur la beauté des femmes, de toutes les femmes. 

La marque va à contre-courant des tendances publicitaires et devinez quoi ? 

Ça marche ! 

En prenant position sur le débat public sensible qu’est la pression de l’industrie cosmétique sur les femmes (jeunesse éternelle, culte de la perfection…), la marque a réussi son pari. 

Ses produits ne sont presque plus présents dans ses publicités et seules les femmes sont mises à l’honneur, nous racontant une histoire qui devient de plus en plus possible : toutes les femmes sont belles et peuvent avoir confiance en elles. 

Ce qu’il faut retenir du storytelling de Dove

  • Il faut sans cesse se remettre en question pour rester sur le devant de la scène, 
  • Vendre aujourd’hui passe par un bon storytelling et non plus par une communication orientée produit, 
  • Un discours engagé, même s’il est contradictoire avec l’opinion publique, est préférable pour trouver sa clientèle. 

Pourquoi le Storytelling est Important pour une Entreprise ?

Un livre ouvert comme métaphore du storytelling pour entreprise.

Quel est l’objectif d’une entreprise ? Que les clients parlent d’elle, achètent ses produits et surtout se souviennent d’elle. Le storytelling pour entreprise est l’une des solutions pour y parvenir.

Le storytelling pour entreprise comme connexion à son humanité

Les histoires existent depuis la nuit de temps.

Enfin, au moins depuis l’apparition des premiers hommes (je ne suis pas persuadée que les dinosaures se racontaient des histoires, mais peut-être).

Se raconter des histoires, c’est l’une des premières formes de communication entre les êtres humains. C’était le moyen utilisé pour transmettre ses connaissances et parler de ses expériences.

En français, le mot « histoire » a une connotation péjorative. Cela explique certainement pourquoi nous utilisons le mot anglais.

Si je vous dis « histoire », vous aurez tendance à l’associer à un roman à suspense, à un film de science-fiction, à une fable de La Fontaine ou à cet ami qui exagère toujours tout ce qu’il vit.

En anglais, le mot « story » a un sens bien plus large et il désigne aussi un article de journal. On est bien loin de l’histoire que vous racontez à votre enfant le soir au coucher !

Pourtant, raconter une histoire sert avant tout à donner une explication, créer un contexte et donner un but à ce que nous faisons.

En réalité, on est entouré par les récits à longueur de temps. La plupart des échanges entres êtres humains prennent la forme d’une histoire.

Et c’est bien normal : nous sommes bien plus réceptifs aux histoires qu’aux données statistiques.

Les histoires permettent de montrer de l’empathie et de mieux retenir une information.

Le storytelling pour entreprise, c’est l’art de la communication narrative.

Au-delà d’un discours purement marketing, le storytelling utilise les codes des contes mais surtout de la vie de tous les jours, pour mettre en valeur une entreprise et créer un lien avec ses prospects.

Raconter une histoire ne signifie pas raconter des histoires !

Mais quand on se lance dans un récit, on peut rapidement tomber dans un écueil facile : le mensonge.

Et là, le storytelling aura l’effet inverse de celui que vous recherchez lorsque cela se saura, car cela se saura. Vous ne devez pas mentir sur vous, sur votre passé, vos succès, vos compétences…

Les clients sont à la recherche de plus de transparence de la part des entreprises. Ils rejettent l’opacité et cherchent un contact plus authentique et plus proche de la réalité avec les marques qu’ils consomment.

Le storytelling, ce n’est pas raconter des salades à vos prospects.

C’est utiliser votre histoire pour créer un lien fort avec un client.

Alors, je vous vois venir. « Mais ma vie n’est pas passionnante / je n’ai pas inventé un produit révolutionnaire / je n’intéresse pas les gens » (rayez la mention inutile).

C’est tout le contraire !

Les gens se retrouvent dans des histoires du quotidien. Ils ne cherchent pas à écouter des histoires extraordinaires qui ne peuvent arriver qu’à des personnes hors normes.

L'illusion de l'iceberg à utiliser pour le storytelling.
Ne faites pas comme tout le monde : montrez au gens tout ce que cache votre succès. (source : Ma vie au présent simple)

Prenons l’exemple des humoristes.

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi vous ne riez plus devant un humoriste que vous adoriez auparavant ?

Outre le fait de prendre de l’âge (…), l’humoriste est aussi grandement responsable (je ne cite personne mais je pense très fort à l’un d’eux…).

Plus il a du succès et plus il est déconnecté de la réalité. Et plus il est déconnecté de la réalité, moins vous vous retrouvez dans ses blagues et moins vous riez.

Le quotidien est fournisseur de très bonnes histoires. 

Alors si vous êtes comme tout le monde, c’est un atout majeur pour votre business ! Vous saurez parler comme tout le monde et à tout le monde.

Le storytelling comme vecteur d’émotion

Sortez les violons, la madeleine de Proust, l’évocation d’odeurs et de couleurs… Toute l’artillerie nécessaire pour transporter le lecteur dans votre monde.

Par exemple, je pourrais écrire :

Hier matin, je me suis baladée dans mon quartier. 

Ou alors j’aurais pu écrire :

Hier matin, je suis sortie à l’aube. Je me suis promenée dans les rues encore désertes en passant devant la boulangerie du coin. 

Sans parler à proprement de couleur ou d’odeur, le lecteur peut s’imaginer les couleurs de l’aube et des rues désertes puis l’odeur du pain.

L’odorat joue un rôle très important dans une histoire, bien avant la vue. Mais bien sûr, tous les sens peuvent être utilisés pour plonger le lecteur dans une histoire.

La glace au café me rappelle ma grand-mère, l’odeur de laque évoque mes spectacles de danse, la chanson A Total Eclipse of My Heart de Bonnie Tyler me ramène à un souvenir précis du collège…

Et je suis sûre que c’est la même chose pour vous. Vous avez forcément des chansons, des goûts, des odeurs qui vous transportent dans un souvenir.

Tout être humain est doté d’empathie (à part les psychopathologiques mais ils ne représentent que 1 à 5 % de la population).

Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais ils n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir. Maya Angelou

Une bonne histoire doit toucher le lecteur, votre client potentiel, elle doit faire appel à ses émotions pour amener de l’empathie.

Ainsi, vos échecs sont des atouts pour montrer que vous êtes comme tout le monde, que vous avez des failles et que vous vous êtes battu pour arriver où vous êtes.

Il ne sert à rien de faire croire que tout est rose et que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Personne n’est parfait, tout le monde fait des erreurs et le montrer à vos clients l’implique dans l’histoire de votre entreprise.

Il se sentira plus proche de votre entreprise.

Les histoires font vendre

Et devinez quoi ?

Si un client se sent proche des valeurs d’une entreprise, il aura davantage tendance à lui faire confiance et à acheter.

Vous avez déjà lancé une campagne sur Ulule, Kickstarter ou Kiss Kiss Bank Bank ?

Vous savez, ce sont ces plateformes de financement participatif qui permettent de récolter de l’argent pour un projet.

Les projets qui parviennent à leurs fins ont tous un point en commun : ils racontent leur histoire.

C’est même la première chose à faire avant de parler des raisons de la demande de financement.

L'histoire de la marque Kufu comme exemple de storytelling efficace.
Le storytelling de Kufu (source : Ulule)

L’exemple de Kufu est particulièrement parlant. Kufu, c’est une marque lyonnaise qui propose des produits upcyclés (à base de tissu recyclé) pour aider tout le monde à passer au Zéro Déchet.

Forte de son succès, la marque doit agrandir ses locaux pour embaucher des collaborateurs et proposer un espace de vente directe.

Le storytelling est très bien utilisé tout au long de la présentation sur Ulule. La marque est transparente sur l’utilisation de le processus de fabrication et l’utilisation de l’argent.

Résultat : près de 2 500 € de plus collectés par rapport à leur objectif de 20 000 €. 

Un bon storytelling seul ne suffit pas : il est à la base d’une communication efficace, notamment sur les réseaux sociaux. Mais ça, c’est une autre histoire !