Et si je vous parlais de mes débuts de freelance ?

Mes débuts de freelance, c'était autour du monde.

Vous vous lancez en tant que freelance et vous vous posez beaucoup de questions ? C’est bien normal, on est tous passé par là. Et si je vous parlais de mes débuts de freelance

Ça se passe en dessous 👇

Mes débuts de freelance

Que faut-il faire quand on devient indépendant ?
Une allégorie des débuts d’un freelance 😂

A mes débuts, je ne me suis pas pris la tête. C’était l’époque d’une autre grande décision dans ma vie : celle du tour du monde et de son organisation. 

Je venais de terminer quatre mois en tant que chef de projet dans une agence événementielle. Expérience peu enrichissante pour moi et qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques pour mon mental et ma confiance en moi si j’avais poursuivi dans cette voie. 😅

Nous étions en mai 2016 et le départ était prévu pour janvier 2017. 

Mon amour du travail bien fait et mon besoin d’implication ont fait que je n’avais pas envie de chercher un emploi en CDD ou en CDI alors que je savais pertinemment que j’avais une date butoir à laquelle je devrais dire bye-bye ! 

Ainsi, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter d’être freelance ? 

Je ne risquais rien : mon statut était déjà ouvert par une courte mission et j’avais droit au chômage donc aucun risque financier. 🤑

Je me suis lancée sans trop savoir quel titre me donner, quelle spécialité choisir alors que j’avais des expériences diverses en tant que chargée de communication et chef de projet événementiel. 

J’ai multiplié les mises à jour de profil LinkedIn, je me suis inscrite sur toutes les plateformes de freelance possibles et j’ai décroché une première mission un mois après m’être lancée. 

Se chercher pour mieux choisir sa spécialisation

Ma première mission était très intéressante tant sur le point de vue des tâches à aborder que sur la relation client en elle-même. 

J’ai beaucoup appris et notamment trois points clés

  • Mes tarifs doivent être clairement définis, 
  • Il est nécessaire de mettre de la distance dans sa relation client et de savoir se poser en tant que prestataire et non membre de l’équipe / entreprise, 
  • La spécialisation est obligatoire. 

Cette première mission s’est déroulée de manière informelle et je suis très heureuse de la tournure qu’elle a pris car cela m’a permis de me forger en tant qu’indépendante et d’établir des règles à suivre dans cette nouvelle aventure professionnelle. 

Par exemple, pour WeJob, j’ai réalisé un site wordpress et un logo alors même que je ne maîtrisais pas encore la logique de wordpress et que je n’étais absolument pas graphiste. 🖌

👆 (Moi essayant de faire un logo)

J’ai beaucoup appris en terme de technique sur WordPress, ce qui me sert quotidiennement aujourd’hui. Et j’ai aussi compris que le graphisme ne m’intéressait pas et que d’autres personnes le font très bien sans que je m’y essaie ! 

Cependant, le logo de WeJob, c’est toujours celui que j’ai fait 💪 

En revanche, le fait de réfléchir au scénario d’une vidéo et de la réaliser de A à Z m’a conforté dans l’idée que j’aimais scénariser, imaginer, filmer et monter

Quand la spécialisation s’impose à toi

Comment se sont passés mes débuts de freelance ?
Ecrire : une passion depuis toujours.

Peu de temps après, j’ai été contacté via mon profil Malt (Hopwork à l’époque) par Simon, directeur SEO chez Superprof. 

Et ma spécialisation s’est imposée à moi : je serai rédactrice web

Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? J’aime écrire depuis que je suis toute petite. Je le fais sans peine et je pense être plutôt douée. Je suis adepte du travail bien fait et je mets tout mon coeur dans la réalisation d’une mission. Alliée à ma formation et à mes expériences dans la communication, ma spécialisation prend tout son sens. 

Je n’y avais pas pensé parce que je ne connaissais même pas l’existence de ce métier, de plus en plus vogue. 

J’ai appris aux côtés de Superprof les compétences essentielles au métier de rédacteur web, notamment en termes de référencement. J’ai acquis de l’expérience et pris de plus en plus confiance en mes capacités. 💪 

Aujourd’hui, notre collaboration se poursuit et me permet d’avoir une certaine stabilité chaque mois. 

Être freelance = se poser beaucoup de questions

Pendant mon tour du monde, les missions régulières avec Superprof m’ont permis d’être sereine et même de revenir avec de l’argent de côté. 

A mon retour, la question de continuer en freelance s’est rapidement posée. 

Même si je ne me voyais pas du tout reprendre un poste traditionnel, j’avais peur de m’ennuyer et surtout de ne pas réussir à vivre correctement de mon salaire de freelance

Je me suis laissée jusqu’à la fin de l’année 2018 pour avoir un salaire de départ de 2000 € par mois. C’est ce que je m’étais fixée afin de pouvoir vivre décemment sans renoncer à mes loisirs et en pouvant anticiper l’avenir. 

La patience n’est pas ma qualité première et les émotions liées à mon retour ont fait que j’ai passé une période compliquée. Je suis déjà d’un naturel à me poser beaucoup de questions tout le temps alors imaginez-moi en freelance

Le réseau met du temps à se mettre en place et il faut souvent attendre. Surtout que je suis rentrée juste avant l’été, période creuse pour (presque) tout le monde. 

Et aujourd’hui ?

Je suis freelance depuis mai 2016, soit 3 ans à l’heure où je vous écris ces lignes et devinez quoi ? J’aime toujours autant ça. 

Mon impatience est toujours bien présente et je ne sais pas encore de quoi demain sera fait mais en me fixant des objectifs réguliers atteignables, je parviens à m’en sortir parfaitement tout en étant libre ! 🕊

Libre de voyager, lire, danser quand j’en ai envie, parce que je m’organise comme je le souhaite. 

Libre de faire un métier que j’aime, qui me satisfait, libère ma créativité et me fait me remettre en question très régulièrement. 

Mais surtout libre de vivre tout simplement comme je l’entends et de m’épanouir à travers à la fois le travail et mes loisirs. 

Alors si vos débuts sont difficiles et si exercer votre passion en freelance est vraiment ce que vous souhaitez, accrochez-vous ! Je ne vous dis pas que les peurs disparaissent du jour au lendemain. Je ne vous promets pas que vous n’aurez pas des hauts et des bas parfois dans la même journée (true story). Mais je vous jure que vous vous sentirez à votre place, vivant et libre de vos choix. 

De l’Importance de Bien s’Entourer en Tant qu’Indépendant

Comment bien s'entourer en tant que freelance ?

Être indépendant, c’est (souvent) travailler seul. Mais bien s’entourer est pourtant essentiel pour mener une vie de free saine et épanouie.

La solitude en tant qu’indépendant

Se lancer en indépendant signifie bien souvent bosser de chez soi, sans avoir de collègues et en étant parfois en horaires décalés avec ses amis et/ou son conjoint.

Pas de contrainte horaire, pas de lieu obligatoire pour travailler, la liberté en somme !

Mais cette liberté veut aussi dire être seul.

Aucun problème pour moi, je me passe sans aucun souci des discussions de comptoir près de la machine à café où on apprend que Mireille a changé son papier peint dans les toilettes et où vos collègues suspectent Michel de fricoter avec Hélène de la compta…

Les bruits de couloir, les rumeurs et les discussions sur la pluie et le beau temps m’ont toujours paru d’un ennui mortel. Et je ne sais pas vous, mais je mesurais toujours mes paroles de peur que ce que je pourrais dire puisse être mal interprété. L’angoisse !

J’exagère un peu et cela n’a pas toujours été le cas pour moi (et ça ne l’est peut-être pas du tout pour vous). J’ai pu tomber sur des collègues qui sont devenus de vraies amies (et oui, au féminin). 

Quelles sont les valeurs d'Alexia Peytoureau ?
Entourez-vous de personnes bienveillantes et fiables.

Une solitude relative : apprendre à bien s’entourer

En réalité, il faut réapprendre à se construire son entourage professionnel. Les indépendants ont sans doute autant d’interactions sociales professionnelles que les salariés. 

La seule différence, c’est qu’on peut choisir ces interactions

C’est valable aussi bien pour les « collègues » freelances que vous côtoyez que pour les clients que vous choisissez. 

Côté client, au début on accepte toutes les missions qu’on nous donne, sans négocier le tarif et en étant parfois exploité. Mais au fur et à mesure, on apprend de ses erreurs, on négocie et on apprend aussi à dire non parfois ou à faire machine arrière avec des clients qui ne partagent pas nos valeurs. 

Pareil pour les autres indépendants avec lesquels vous pouvez parfois collaborer sur une mission. Sachez vous entourer. 

Je suis pour l’entraide entre indépendants, la bienveillance et j’ai beaucoup de mal avec l’esprit de compétition et le fait d’écraser les autres pour réussir. Comme dans n’importe quel milieu professionnel, on rencontre forcément des gens qui agissent de cette manière. 

Dans ces cas-là, je fuis. Rapidement. 

Être indépendant est déjà assez compliqué sans avoir en plus à composer avec des personnes souhaitant vous tirer dans les pattes. 

Depuis que je suis revenue sur Bordeaux après mon tour du monde, rencontrer d’autres freelances fait partie de mes buts dans la vie (rien que ça). Et jusque là, je n’ai pas été déçue. Partenariat, collaboration ou simplement discussion, j’y trouve mon compte. 

Car même si j’aime être seule, j’ai parfois besoin d’être entourée par des gens évoluant dans le même domaine que moi. Beaucoup de personnes de mon entourage ont en effet du mal à saisir ce que je fais de ma vie 😂

(source : GIPHY)

Mes valeurs déterminent mon entourage professionnel

Je suis d’une nature exigeante, j’ai la passion du travail bien fait et j’ai du mal avec l’à peu près. Ce qui me bloque parfois sur certains aspects de ma vie pro et perso mais c’est une autre histoire 😁

J’ai besoin de connaître l’objectif du travail que je fournis pour proposer le meilleur. Je suis rédactrice web parce que j’aime m’enrichir culturellement et transmettre mon savoir

Quand je collabore avec d’autres indépendants, j’aime que l’ambiance soit détendue et que le travail soit effectué dans la bonne humeur et l’amusement. 

Le bon moment pour rire : chaque fois que l’on peut. Linda Ellerbee

Enfin, je suis profondément honnête et j’ai beaucoup de mal à faire semblant. Faire copain-copain avec une personne parce que j’y trouve un intérêt n’a jamais été mon genre. Je suis polie mais je ne recherche pas le contact des gens que je n’apprécie pas.  

Mon entourage professionnel se construit peu à peu autour de ces valeurs de professionnalisme, d’exigence, d’honnêteté et de franche rigolade. Parce que le rire est un facteur indispensable à mon épanouissement. 

J’ai quelques loupés côté client et collaborations mais je pense réussir petit à petit à attirer les bonnes personnes à moi. En tout cas, j’y crois ! 

Pour bien s’entourer en étant freelance, n’hésitez pas à rejoindre des groupes sur Facebook (les gens sont vraiment cool et parfois y’a des apéros ^^). Mes préférés : 

Je quitte tout pour devenir écrivain !

Comment vivre de sa passion ?

Non, je plaisante, c’était pour vous faire cliquer ! 

Enfin, presque… 

Je ne quitte pas tout pour devenir écrivain. Je continue mon métier de rédactrice web que j’aime beaucoup et qui m’aide à vivre de ma passion pour l’écriture

En fait, je voulais surtout vous parler de mon envie d’écrire des nouvelles

Quand j’étais plus jeune (en réalité aussi loin que je me souvienne), je me suis toujours inventé des histoires. 

Je pense que c’est une aptitude que chaque enfant possède et je trouve dommage que certains la perdent avec le temps (peut-être par manque d’encouragement, mais c’est un autre sujet !). 

J’ai écrit quelques histoires, dès l’âge de 10 ans me semble-t-il. Des récits fantastiques pour la plupart, c’était la période Harry Potter, ceci explique cela. 

Après ça, je me souviens que j’écrivais surtout des textes en lien avec ce que je ressentais que je publiais parfois sur mon Skyblog. 🤟L’adolescence, tout ça, tout ça quoi ! 

Pourtant, il y a un texte que j’ai beaucoup aimé écrire et qui avait bien plu à ma professeure de français en seconde (elle l’avait lu devant toute la classe…). Mais impossible de remettre la main dessus…

C’était une écriture d’invention dont la base partait du tableau Nighthawks (Les Oiseaux de Nuit) de Edward Hopper. Il fallait raconter une histoire en lien avec le tableau. 

Comment écrire de la fiction ?
Célèbre tableau qui m’a beaucoup inspiré !

J’avais eu pas mal d’inspiration et je regrette aujourd’hui de ne pas retrouver ce foutu texte, qui a certainement fini dans une poubelle chez mes parents. 

Ce dont je me souviens bien aussi, c’est d’avoir été fière de ce texte et de l’avoir fait lire à ma mère et mon beau-père. J’avais été assez déçue de leur réaction : « tu étais obligée de faire fumer ton personnage ? » avec un air suspicieux… 

J’avais 17 ans, je ne fumais pas le moins du monde et je n’ai jamais fumé de ma vie mais là n’est pas le propos. 

J’ai eu l’impression qu’ils dénigraient mon texte, juste à cause de cela. Alors même que la cigarette servait à mes yeux à donner du rythme, ils auraient voulu que je le remplace par un verre d’alcool (ce qui à mon humble avis, m’aurait valu la même remarque 😉). 

Je ne sais pas dans quelle mesure leur réaction a influencé mon écriture mais ce que je sais, c’est que je ne leur ai plus jamais fait lire mes textes. 😂Chat échaudé craint l’eau froide !

Mon moi d’aujourd’hui a essayé de puiser dans ses souvenirs et son ressenti en se confrontant de nouveau au tableau.

Et j’ai réécrit cette nouvelle. Avec ma sensibilité d’adulte. 

Bref, si je vous raconte tant ma vie, c’est parce que j’ai décidé de me remettre à l’écriture de fiction et ça tombe bien parce qu’il y a un concours de nouvelles aux Editions Passiflore sur le thème de l’eau

Une nouvelle de 3000 mots maximum commençant obligatoirement par : « Elle était plantée au milieu de la chaussée, les pieds nus dans une flaque d’eau. Suspendue. Paralysée. Le cerveau gelé comme ses orteils qui avaient rougi et gonflé. Elle ne pouvait plus bouger. Où avait-elle bien pu perdre ses chaussures? »

Non pas que j’aime spécialement le format concours mais j’aimerais bien avoir un retour sur ce que j’écris en fiction (même si je ne suis pas sûre que retour il y est).

Est-ce que ça vaut le coup de poursuivre dans cette voie ou est-ce que je ferai mieux de devenir ramasseuse de coquillages professionnelle ? 

Le concours est présidé par Marie-Laure Hubert Nasser et les textes doivent être envoyés avant le 1er mai pour des résultats en novembre. 

Il ne me reste plus qu’à trouver un titre et le courage d’envoyer mon texte ! 😥

Pourquoi J’ai Refusé un Emploi Stable !

Travail freelance contre CDI !

Depuis l’été 2016, je me suis lancée en tant que freelance avec plus ou moins de succès. Mais j’ai dû faire face à une proposition qui a légèrement ébranlé mes positions. 

La proposition du poste de mes rêves… de 2014 !

Fin 2018, j’ai reçu une proposition de poste de chargée de communication en CDD de 6 mois transformable en CDI pour une grande entreprise. 

Le genre de proposition qu’on ne peut pas refuser, enfin ! 

Un poste tranquille dans une boîte sérieuse, avec un salaire fixe, de jolies primes, des congés payés et une responsable sympa. Le rêve en somme. 

Pas si sûr pour moi… 

Et si je reprenais un poste salarié ? 

En réalité, je ne me suis jamais vraiment posée la question de reprendre un poste salarié, même depuis mon retour de tour du monde

Cette question s’est plutôt imposée à moi. Littéralement. Cette proposition, je m’y attendais sans m’y attendre. 

Et là, mon cerveau s’est mis en surchauffe. 🤯

  • Je devrais accepter la proposition, comment je vais faire quand je vais vouloir acheter une maison / faire un enfant / si je me casse une jambe ? 
  • J’aimais bien travailler dans cette boîte, je n’aurais plus à me poser la question de trouver de nouveaux clients, j’aurais des primes et je saurais combien je touche à la fin du mois, 
  • Ça ferait plaisir à ma mère (non je rigole, ce n’est pas du tout une réponse valable !). 

Mais une fois que la raison a parlé, j’ai laissé ma passion s’exprimer. 

Non pas cette passion-là ! (source : Giphy)

J’adore être freelance ! 

En réalité, je savais depuis le début que je n’accepterai pas ce poste. A la seconde où la proposition m’a été faite. 😱

  • Je n’ai ressenti aucune excitation à entendre la nouvelle alors même que ce poste était mon idéal  à la fin de mes études,  
  • Le salaire était moins intéressant que ce que j’avais actuellement et sans perspective d’évolution avant un long moment,  
  • Je travaillerais obligatoirement toute la semaine de 9h à 18h et j’aurais uniquement 5 semaines de congé par an.

Et le pire pour moi : j’y voyais une extinction certaine de ma créativité, de mes envies de changement et un encroutement total dans une routine mortuaire. 💀

Ouais, carrément ! 

Source : Giphy

Tous les jours, je fais quelque chose que j’aime : j’écris. Si on avait dit au moi de 14 ans que je serai payée pour écrire, elle n’y aurait sûrement pas cru. Vivre de ma passion et m’épanouir chaque jour dans mon métier est bien plus important pour moi que la recherche de sécurité et de stabilité

En plus, c’était au moment où mon activité commençait à devenir ce que je voulais qu’elle soit : je me développais, le bouche à oreille commençait à fonctionner, mon salaire était correct et je savais que je pourrais obtenir bien plus en restant à mon compte. 

Et je ne regrette absolument pas mon choix.

Je continue sur ma lancée. L’apprentissage fait partie de mon quotidien, l’appréhension aussi mais c’est de cette manière que j’avance, que je prends confiance en moi et que je deviens meilleure professionnellement mais aussi personnellement. 

J’ai besoin d’explorer pleinement ce que je peux faire. 

Et si je ressens l’envie d’être salariée de nouveau, j’y réfléchirai le moment venu et je me créerai l’opportunité nécessaire. 

Et toi, as-tu eu envie de redevenir salarié à un moment de ta vie de freelance ?