Collaborer avec un freelance : les 3 erreurs à éviter !

Collaborer avec un freelance, cela peut sembler évident pour certains, pourtant, il y a quelques règles à respecter et quelques écueils à éviter pour que tout se passe bien.

Découvrez trois erreurs que l’on peut rapidement commettre si on n’y prête pas attention…

MAJ : 31 août 2020

Erreur #1 : croire que flexibilité = disponibilité à la vie, à la mort

C’est indéniable, dans les avantages à recruter un freelance, on retrouve la flexibilité. Un rédacteur web, un graphiste ou un développeur web essaiera de s’adapter à votre projet au mieux et sera souvent plus flexible en termes d’horaires.

Cependant.

  • Il ne faut pas faire de généralités : beaucoup de freelances ont une journée de travail similaire à des employés de bureau, de 9h à 18h grosso modo du lundi au vendredi. Certains aiment travailler en soirée, d’autres tôt le matin. Il existe autant de façons de gérer son emploi du temps que de personnes !
  • Flexibilité ne veut pas dire disponibilité 24h/24 et 7j/7 : n’appelez pas votre rédacteur web après 19h sauf s’il vous l’a explicitement proposé. Ni le samedi. Ni le dimanche. Envoyez un mail. C’est bien les mails.
  • Il a le droit de prendre des jours off et des congés et n’est pas forcé d’être disponible pendant ces périodes. Tout comme les salariés. Encore une fois, ne le dérangez pas pendant ses congés ni par téléphone, ni par SMS, à part s’il vous a explicitement autorisé à le faire. Lui aussi a droit à la déconnexion.
  • Ce n’est pas votre employé : il n’est pas obligé de venir travailler dans vos locaux. Vous n’avez pas à surveiller son travail (et soit dit en passant, cette méthode de management est dépassé, faites un peu confiance à vos collaborateurs ^^).
  • Scoop : il a d’autres clients que vous et probablement une vie à côté de son travail. Une famille, des amis, des loisirs. Oui, c’est incroyable, je sais. Un peu comme lorsque vous croisiez votre professeur des écoles au supermarché quand vous étiez enfant et que vous trouviez absolument bluffant qu’elle soit en dehors de l’école !

Je me montre très disponible par mail mais comme avec n’importe quel autre professionnel, si vous avez besoin de parler de votre projet par téléphone, il faudra prendre rendez-vous 😁

Bon, pour cette erreur #1, on est davantage sur une règle de savoir-vivre et certains d’entre vous ne comprendront même pas pourquoi j’y fais allusion. Mais je vous assure que les clients qui abusent, ça existe…

Erreur #2 : penser que le prix d’un freelance est négociable

Je ne sais pas d’où vient ce marchandage incessant. Travailler avec un freelance, ce n’est pas faire son marché au souk.

Alors, avant de faire appel à un freelance pour n’importe quelle tâche, renseignez-vous sur les prix pratiqués. Les tarifs journaliers, horaires ou à l’article ne sont pas fixés au hasard ou à la tête du client et sont réfléchis par le freelance.

J’entends bien qu’un tarif journalier affiché à 400 € peut faire frémir 😱mais remettez-le en perspective :

  • Un freelance ne travaillera sur votre projet que sur une courte durée. Si c’est un rédacteur web, cela peut être du long terme mais ça ne veut pas dire qu’il vous facturera 20 journées dans le mois ! Vous aurez peut-être une demi-journée ou une journée facturée.
  • Vous n’avez aucune charge à payer : pas de charges sociales et patronales, pas de congés payés, pas de primes… Tout est inclus dans le tarif que vous affiche le freelance. C’est quand même bien plus économique que si vous engagiez quelqu’un même à mi-temps.
  • Le freelance, en revanche, a des charges. Quand il affiche un taux horaire à 50 €, il ne touche réellement que 37,80 €. Et encore, je ne compte pas ce qu’il met de côté pour ses congés mais uniquement les charges de notre cher URSSAF…

Vous ne négociez pas le tarif de votre baguette de pain, de votre électricien ou des chaussures que vous achetez, si ? Alors, cessez de négocier sans arrêt les prix annoncés par les indépendants en leur demandant de faire un effort 🤑

La solution pour espérer parvenir à un compromis : annoncez votre budget dès le début. Le freelance pourra tout de suite vous dire ce qu’il peut faire à ce tarif. Si votre budget est trop bas, vous pouvez toujours demander à des freelances offshore de réaliser la mission. Avec le niveau de qualité qui va avec…

 

Erreur #3 : imaginer que vous pouvez y aller en freestyle

Ben quoi ? Dans freelance, il y a free et dans freestyle aussi ! 

Alors oui mais non.

Si vous décidez de travailler avec un indépendant, il faudra suivre des règles. Le contrat n’est pas obligatoire mais pour une mission long terme, le freelance pourra vous demander d’en signer un. C’est un moyen d’assurer à la fois au freelance et à l’entreprise qu’ils vont collaborer ensemble pendant 6 mois ou un an au minimum.

Généralement, un contrat oral suffit avec un récapitulatif par mail et une signature du devis.

Lorsque vous collaborez avec un indépendant, vous vous engagez à respecter ses CGV (que vous pouvez lui demander à tout moment ou qui sont marquées en bas du devis et de la facture).

Les deux parties restent indépendantes pendant toute la durée de la mission. Il n’y a aucun lien d’autorité ou de subordination entre l’une et l’autre.

Quelles sont les erreurs à éviter lorsqu'on collabore avec un freelance ?
Le freelance n’est pas votre salarié !

En fonction de la prestation, vous pouvez demander au freelance d’ajouter une clause de non concurrence ou une clause de confidentialité. Le freelance de son côté pourra intégrer une clause de propriété intellectuelle s’il cède ses droits sur les oeuvres créées de manière définitive ou non (par exemple pour les photographes).

Vous vous engagez à payer le freelance à réception de la facture (ou dans le délai qu’il vous accorde).

Ne travaillez pas avec une personne non déclarée ! Vérifiez que le freelance possède bien un numéro de Siret (sur Société.com par exemple).

Vous devez également respecter des règles :

  • Le devoir d’information : en fournissant toutes les infos utiles et indispensables au freelance pour qu’il mène à bien la mission,
  • Le devoir de collaboration : en prenant les dispositions nécessaires pour favoriser la réussite de la mission (accès à des données chiffrées, coordonnées des collaborateurs qui pourront l’aider, documents utiles aux recherches du freelance…),
  • Le devoir de réception : en accusant réception de la remise des documents au cours de la mission ou en fin de mission. Le mieux est encore de prévoir des points réguliers avec le freelance pour valider les avancées au fur et à mesure du projet.

Et vous, c’est quoi les erreurs que vous avez déjà faites en collaborant avec un freelance ? 

3 erreurs à éviter avec un freelance !

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