Vous avez passé des mois, peut-être même des années, à bâtir votre expertise et la réputation de votre entreprise. Vous avez créé une charte graphique cohérente mais ce n’est pas suffisant…
Aujourd’hui, votre équipe s’agrandit, vous travaillez avec des partenaires, ou vous avez décidé de déléguer la rédaction des contenus sur votre site internet et/ou votre communication sur les réseaux sociaux.
C’est là que les choses se corsent.
Entre le collaborateur qui écrit comme s’il rédigeait une thèse de droit et celui qui abuse des points d’exclamation, votre image de marque commence à ressembler à un puzzle dont les pièces ne s’emboîtent plus.
Personne ne visite votre site pour y trouver un mélange confus de styles. Pour vos clients, ce manque de cohérence sème le doute… Pour vous, c’est une perte de temps monumentale en allers-retours de correction.
Il est temps que votre communication globale travaille enfin pour vous, de manière fluide et professionnelle.
Et la charte éditoriale est l’outil qui va sauver votre communication (et votre image).
L’unité, le secret de polichinelle des marques qui durent
Peu importe votre secteur d’activité, la confiance est un pilier central pour trouver des clients (et pour garder vos collaborateurs).
Vous vous voyez entrer dans une banque où l’accueil est ultra-formel pour finir dans un bureau avec un conseiller qui vous tape sur l’épaule en vous tutoyant ?
Auriez-vous vraiment envie de lui confier vos économies ?
Probablement pas !
Selon une étude menée par Marq en 2021 (anciennement Lucidpress), la présentation cohérente d’une marque peut augmenter les revenus de 23 % en moyenne.
Ce n’est clairement pas négligeable !
La répétition d’un ton et d’un style crée un sentiment de familiarité et de fiabilité.
Une autre statistique frappante de l’institut Demand Metric indique que les entreprises ayant une gestion rigoureuse de leur marque ont 3,5 fois plus de chances de bénéficier d’une forte visibilité auprès de leur audience que celles dont la communication est erratique.
La charte éditoriale, c’est votre filet de sécurité.
C’est le document qui garantit que, peu importe qui tient la plume, c’est la voix de votre entreprise que l’on entend. C’est transformer une addition d’individus en une force collective percutante.
Charte éditoriale vs ligne éditoriale : ne confondez plus le fond et la forme
C’est une confusion que je rencontre souvent avec mes clients. On me dit : « Alexia, on a déjà une ligne éditoriale, on sait qu’on veut parler d’investissement immobilier. »
C’est un bon début, mais c’est un peu comme dire qu’on a décidé d’aller à Paris sans savoir si on y va en vélo, en voiture ou en train.
La ligne éditoriale définit ce que vous dites (vos thématiques, vos messages clés, vos objectifs). C’est la stratégie, le cap à suivre. Cliquez sur le lien pour en savoir plus et définir votre ligne éditoriale.
La charte éditoriale, elle, définit comment vous le dites. C’est le mode d’emploi, le manuel de style.
Elle descend dans le détail :
🟠 Le choix du vocabulaire : lexique, genre, mots à bannir ou au contraire à distiller dans la communication
🟠 Le niveau de technicité
🟠 L’usage ou non du jargon
🟠 La ponctuation
🟠 L’usage du tu, du vous, du je, du nous
🟠 Les temps verbaux
🟠 Et même la structure de vos articles.
Sans elle, votre ligne éditoriale reste un concept abstrait que chacun interprète à sa sauce (du collaborateur sur LinkedIn au freelance que vous engagez pour votre communication sur les réseaux sociaux).
Et croyez-moi, en référencement naturel comme dans le reste de votre communication, l’improvisation ne paie jamais sur le long terme.
Les bénéfices concrets : bien plus qu’un simple guide de style
La charte éditoriale est un levier de performance pour votre entreprise.
- Un gain de temps phénoménal : plus besoin de passer des heures à réécrire les textes de vos collaborateurs ou de votre stagiaire. Le cadre est posé, les règles sont claires, plus faciles à respecter pour tout le monde
- Une autorité renforcée : en adoptant un ton constant, vous vous installez comme une référence dans l’esprit de vos prospects. Vous n’êtes plus un simple site parmi d’autres, vous êtes « la » voix qu’ils reconnaissent.
- Une délégation sereine : que vous fassiez appel à une rédactrice web (comme moi !) ou que vous internalisiez la production, la charte est le brief parfait. Elle élimine les malentendus d’entrée de jeu.
- Une efficacité SEO décuplée : un SEO qui fonctionne est un SEO qui convertit. C’est une façon d’attirer les bonnes personnes, sans courir après elles, et de les rassurer immédiatement par une posture impeccable.
Le mode d’emploi : comment construire votre bible rédactionnelle
Créer une charte éditoriale ne se fait pas sur un coin de table entre deux rendez-vous.
C’est un travail de fond (et je peux vous accompagner pour le réaliser). Voici les étapes par lesquelles passer :
- L’étude de vos personas : si on prend l’exemple d’un cabinet spécialisé en gestion de patrimoine, on ne parle pas de la même façon à un jeune entrepreneur qui veut défiscaliser qu’à un retraité qui souhaite transmettre son patrimoine. Commencez par définir (ou revoir) précisément à qui vous vous adressez. J’ai rédigé un article au sujet du persona.
- La définition du « Tone of Voice » : c’est ici que l’on décide si on est plutôt « pédagogue et vulgarisateur » par exemple ou « institutionnel et percutant ». On choisit nos adjectifs de marque.
- Le lexique et les interdits : quelles sont les expressions qui vous font horreur ? Quels sont les mots techniques qu’il faut absolument vulgariser pour ne pas perdre le lecteur ? Avez-vous envie d’utiliser des métaphores ou un vocabulaire spécifique en lien avec votre charte graphique par exemple ?
- Les règles de mise en forme : la longueur des phrases et des paragraphes, l’usage des listes à puces (comme celle-ci !), l’usage de la ponctuation (points d’exclamation et points d’interrogation notamment), la structure des titres (aussi bien pour le SEO que pour la communication classique)… Tout est codifié pour une lecture fluide et une cohérence sur tous vos supports.
- Le protocole en fonction du format éditorial : SEO, (comment intégrer les mots-clés sans que cela ressemble à une liste de courses, comment gérer les liens internes…), supports internes (PowerPoint, email, livre blanc…), réseaux sociaux (LinkedIn, Instagram, Facebook…)
En règle générale, on retrouve la ligne éditoriale au sein de la charte éditoriale.
Bon à savoir : votre charte éditoriale peut également déboucher sur votre stratégie SEO (elle sert de base à celle-ci).
Un exemple fictif de charte éditoriale
Je vous donne l’exemple fictif d’une charte éditoriale pour une société de conseil.
Les personas
Sur son site internet, l’entreprise s’adresse à deux cibles et personas distincts :
- Ses prospects / clients
- Ses (futurs) collaborateurs
Le tone of voice
L’objectif est d’être pédagogue, de rendre l’activité et les services proposés plus compréhensibles à tout un chacun. Le ton est simple, le jargon est à éviter ou est expliqué lorsqu’il est utilisé.
L’énonciation
Pour parler de l’entreprise : un « nous » humain et collectif. Les collaborateurs et l’intelligence collective avant la raison sociale. Le « nous » présente l’avantage de pouvoir, selon le contexte, inclure le lecteur afin d’exprimer la co-construction.
À limiter : « [entreprise] vous accompagne… » / À préférer : « Chez [entreprise], nous vous accompagnons… »
À limiter : « [entreprise] construit le management de demain » / À préférer : « Avec [entreprise], construisons le management de demain »
Pour parler aux clients, prospects et partenaires : un « vous » respectueux.
Pour continuer à créer un effet conversationnel, on privilégiera l’adresse directe au « vous ». Le pronom, à la fois collectif et poliment distancié, permettra ainsi d’incarner clients et prospects.
À limiter : « [entreprise] accompagne ses clients… » / À éviter : « [entreprise] t’accompagne… » / À préférer : « Chez [entreprise], nous vous accompagnons… »
Pour parler aux collaborateurs et futurs collaborateurs : un « tu » de proximité.
En logique de communication interne et RH, le régime pronominal peut changer à la faveur d’une proximité plus grande.
À préférer : « Avec [entreprise], construis un carrière agile… »
Le lexique et les interdits
Le vocabulaire de l’entreprise doit trouver l’équilibre entre proximité et professionnalisme. Ni relâché, ni emprunté : le registre courant s’impose.
On évite le langage trop familier ou vulgaire.
On évite aussi les anglicismes.
On aura recours à des mots, tournures et interjections qui permettent de deviner l’émotion ou l’opinion du locuteur dans le but de l’humaniser…
Exemples de lexique : intéressant / pertinent / étonnant / rassurant / facile / difficile / avec plaisir / avec bonheur / un projet enthousiasmant / quelle joie / une belle mission / ravis d’avoir / un sacré défi / c’est avec fierté / ah ! / et bien ! / et voilà ! / hop !
La sémantique et le champ lexical de l’aventure (choisi pour l’entreprise) et à utiliser avec parcimonie (surtout dans les titres et les phrases de mise en avant) : embarquer / initier / et si ? / entamer / entreprendre / projet / se lancer dans / ébaucher / chercher / explorer / observer / scruter / plus loin / au-delà de / horizons / outre / cap sur / direction / demain / avenir / futur / envisager / perspectives
Le champ lexical du collectif : ensemble / lien / contact / rencontre / réunir / associer / collaborer / co-construire / confiance / écoute / partage / garantir / rassurer / transmettre / offrir / proposer / rassembler / bienveillance / groupe / tribu / mettre en commun / intégrer
Les phrases et la ponctuation
On utilisera l’interrogation, grâce à laquelle on questionne, on met au défi, on remet en question, on pousse vers d’autres horizons, on apprend… L’interrogation est assurément la modalité première qui ouvre la voie à l’aventure et à la transformation.
L’exclamative est à utiliser avec parcimonie mais elle amène de l’énergie et de l’entrain qui peuvent manquer (en tout cas dans l’image collective) aux cabinets de conseil et à leur rigueur déclarative.
L’usage des listes à puces sur le site ne dépassera pas une liste par page.
Les titres seront le plus souvent à la forme interrogative ou exclamative.
C’est un exemple plus succinct (et moins visuel) que la réalité d’une charte éditoriale complète mais cela vous donne une idée concrète de ce à quoi elle ressemble. Des exemples sont normalement donnés pour chaque étape (les phrases exclamatives, interrogatives, les titres, les temps verbaux…).
Je donne également dans le détail un exemple et le protocole à suivre pour chaque support de communication utilisé par l’entreprise.
Prêt à donner à votre entreprise la voix qu’elle mérite ? Contactez-moi pour que nous discutions de votre projet et que nous mettions enfin votre site au service de votre croissance.
FAQ sur la charte éditoriale
Comment construire une charte éditoriale ?
Pour construire votre charte, je commence par une immersion dans votre univers.
On définit d’abord votre cible idéale (à qui parle-t-on ?) et votre mission.
Ensuite, on choisit le ton de voix : êtes-vous plutôt l’expert rassurant ou le pédagogue dynamique ?
Enfin, on fixe les règles techniques (typographie, longueur des textes, SEO).
C’est un travail de co-construction pour que le document vous ressemble vraiment et que vos équipes puissent s’en emparer facilement. Pas besoin de faire compliqué (il vaut mieux éviter même), il faut surtout que ce soit concret et applicable !
Quel est le contenu d'une charte éditoriale?
C’est la bible de votre communication ! Elle regroupe généralement :
- Une version succincte du portrait-robot de vos lecteurs (vos personas).
- Une version succincte de votre ligne éditoriale (vos thématiques de prédilection).
- Votre ton de voix (votre personnalité à l’écrit).
- Le lexique (les termes à utiliser et ceux à bannir).
- Les règles de mise en forme (usage du gras, des listes, des titres).
- Vos exigences SEO.
L’idée est qu’un nouveau collaborateur (humain ou IA) puisse prendre le train en marche et écrire exactement comme vous, sans que personne ne remarque la différence.
C'est quoi une stratégie éditoriale ?
La stratégie éditoriale définit pourquoi vous écrivez (vos objectifs de vente ou de visibilité), à quelle fréquence vous publiez et sur quels supports (blog, réseaux sociaux, newsletter).
On y planifie les sujets qui répondent aux problématiques de vos clients pour les attirer naturellement vers vous.
En bref : la stratégie décide de la direction à prendre, et la charte s’assure que le voyage se fait avec style et cohérence. C’est le duo gagnant pour que votre site travaille enfin pour vous.